‹ La séparation; ciscussion de la loi, 1904-1905Chapitre 1 sur 74 · INTRODUCTION DE L’ANNOTATEUR · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DE L’ANNOTATEUR

naturel et régulier, à celui que l’on se proposait de détruire.

Le 27 mai 1904, la Chambre accorda le délai qui lui était demandé. Depuis, les événements se sont précipités. Au début de l’année 1905, M. Briand avait déposé son rapport et, le 21 mars, commençait la discussion d’un projet de loi, sur lequel le Gouvernement et la Commission 1 s’étaient mis d’accord. En trois mois, la réforme I fut votée à la Chambre. Les représentants autorisés des différents groupes parlementaires y avaient apporté leur collaboration, et l’on s’ac- j corda presque unanimement à juger d’inspiration libérale une loi qui, non seulement proclamait, mais mettait en application les principes de la liberté de conscience et du libre exercice du culte, et qui, par des dispositions transitoires très bienveillantes, permettait aux j Églises, désormais séparées de l’État, de s’organiser et de se développer.

Depuis le jour où cette loi fut votée, puis sanctionnée, aux élections législatives de 1906, ; par le pays républicain tout entier, des événemonts,, qui tous ne se sont point passés de ce j côté des Alpes, sont venus changer, sinon le j texte et l’esprit de la loi, du moins l’opinion j que devait s’en faire quiconque voulait obéir aux décisions pontilicales. Un certain nombre j

Page 1