‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 121 sur 300 · CAMILLE , RITTA · texte numérisé non relu

CAMILLE , RITTA

niTTA , ouirant les corbeilles qui sont sur la table. A merveille I cela nous donnera le temps de nous occuper lie la toilette de la mariée.

CAMILLE , s'assejant.

On ne voit pas encore la tartane de mou père ?

RITTA

Non , madame.

CAMILLE

Comme je vais le gronder de s'être fait attendre !.. dcpèche-toi donc, îliltal

KITTA , préparant le voile.

On se perd au milieu de toutes ces belles choses.

CAMILLE

Choisis ce qu'il y a déplus simple.

laiTTA.

Pour que le seigneur Lugano se fâche ? lui qui est si fier de sa fille !.. non pas , s'il vous plaît; il faut vous ré signer à être éblouissante.

CAMILLE

Et à périr d'ennui !

RITTA , arrangeant la coiffure.

Dam ! on ne se marie pas tous les jours ! c'est un si beau moment ! cette foule qui se presse pour voir la mariée , les cris de joie , les son des cloches... A propos, je ne les ai pas entendues de la matinée ! Que fait donc Dandolo , le sonneur de la paroisse ? •

CAMILLE

Ne l'a-t-on pas envoyé à Melazzo, chercher le curé ?

HITTA.

Il devrait être revenu, il est parti à quatre heures du matin ; il se sera amusé en route... Ah ! bien , lui qui me

fait la cour et qui veut remplacer ce pauvre Daniel , s'il n'est pas plus exact que cela , nous ne pourrons pas nous entendre.

CAMILLE , se levant.

Écoute, voici quelqu'un...

RITTA , regardant au fond.

C'est lui ! c'est Dandolo !.. ah ! mon Dieu , comme il est pâle î

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