‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 148 sur 300 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les MÊMES, ALPHONSE.

ZAMPA, à part.

Que vois-je?...

C'est Alphonse t C'est mon rival !

Sa présence m'annonce.

Quelque projet fatal 1

CAMILLE, OANIEL, RITTA, CHOEtIR.

[A part.) C'est Alphonse !

C'est son rival...

ENSEMBLE.^ Sa présence m'annonce Quelque dessein fatal 1 ALPHONSE, à Camille.

Entre Alphonse...

Et son rivai, \ Que votre cœur prononce En cet instant fatal !

ALPHONSE, à Camille.

Avant que cet hymen vous lie.

Et qu'un rival obtienne voire foi...

Il faudra m'arracher la vie 1

(^Passant prùs de Zampa comme pour le défier^ Près de ces lieux à l'instant, suivez-moi...

Que ce fer... {^L'envisageant.) Dieux !..

Eh 1 mais, quel tro':'.:>;G CAMILLE, à part.

Je tremble!..

ALPHONSE, le regardant.

]\on, je ne me trompe pas '.

DANIEL, à part.

méconnaît !..

ZAMPA, à pari.

Quel embarras :

ALPHONSE

Ma surprise redouble...

[Tirant de sa ceinture le signalement ijue l'on a vu au premier acte.)

DANIEL ET LES MAniNS, à part. ■

0 ciel! quel embarras affreux !..

Comment noss cacher à ses yeux 1 ALPHONSE, regardant Zampa et consultant le papier. Ces traits , ces yeux !..

Ce front audacieux...

C'est lui!

TOUS

Qui donc ?

CAMILLE, à part.

O mon père!..

ALPHONSE, au peuple qui V entoure.

Ce terrible corsaire , Cet infâme Zampa î Le voilà !

TOCS, entreux se montrant Zampa qui est à droite avec ses marins. Est-il possible !

Quoi , Zampa, Ce corsaire terrible... Le voilà 1

[^wec explosion. ) Il est donc en notre puissance !

Vengeance ! vengeance !

Il périra !

DANIEL, bas à Zampa.

Et nous sommes sans armes!

ZAMPA, bas.

Silence !

{Haut et souriant avec audace.

Qui, moi , Zampa i" quelle apparence !

Pour se défaire d'un rival, ' Le moyen est original !

[Bruit.)

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