CAVATINE
C'est un amant qui vous supplie , Ne tremblez plus auprès de moi !
Vous adorer, voilà ma "vie ; Vous obéir, voilà ma loi.
Dans vos regards , lai.ssez-moi lire
Ce mol qui doit combler mes vœux... *
Tout en ces lieux semble nous dire
L'amour est là, soyez heureux!
Sur moi daignez tourner vos veux...
C'est un amant qui vous supplie !
Ne tremblez plus auprès de moi !
Vous adorer, voilà ma vie ; Vous obéir, voilà ma loi.
CAMILLE , revenant à elle.
Où suis-je ? [Elle l'aperçoit.) O dieux ! Eloignons-nous.
DUO
ZAMPA , tendrement.
D'où vient cette frayeur subite , Vous me voyez à vos genoux.
Eh ! quoi , votre regard m'évite !
N'ètes-vous pas près d'un époux?
CAMILLE , agitée.
Pardonnez ma frayeur subite , Laissez-moi fuir... séparons-nous Ce bienfait que je sollicite , Hélas ! le refuserez-vous ?
ZAMPA , at^ec amour.
Qu'elle est belle !
CAMILLE , à. part.
Il hésite !
[Haut.) Parlez î me le refusez-vous i'
/ CAMILLE
Dissipez mes alarmes , Souscrivez à mes vœux.
Est-ce donc par des larmes ENSEMBT F i ^"^ ^'^^ ^^^^^ ^^^^ heureux l
ZAMPA
[Que d'attraits, que de charmes 1 Moi , souscrire à ses vreux ...
Sa douleur et ses larmes Ont redoublé mes feux 1 ZAMPA , af ec amour.
Moi, m'ordonner l'indifférence, Quand l'amour embrase mon cœur I
Quand le mystère et le silence -^
Ont préparé notre bonheur !
CAMILLE , s' éloignant auec effroi.
Ah ! tout augmente ma terreur !
zAMPA , tendrement.
La nuit et le silence Protègent ce séjour...
La plus douce espérance Vient m'enivrer d'amour 1
CAMILLE, plus ejyrayée.
Vous tromperiez ma confiance 1 ZAMPA , voulant la saisir.
Parlez bas!., du silence'.
CAMILLE
Votre serment) que je viens réclamer...
ZAMPA
Je n'en ai fait qu'un seul, celui de vous aimer. CAMILLE, éperdue.
Un motencor...
ZAMPA , s' avançant
Cède à mes lois 1 CAMILLE, tombant à ses pieds et les mains étendues vers lui.
Ah ! daignez entendre ma voix !
[A. genoux.)
Dissipez mes alarmes !
Souscrivez à mes voeux.
Est-ce donc par des larmes i Que l'on peut être heureux !
ENSEMBLE, l ^Ampa, s' arrêtant et la regardant.
I Que d'attraits, que de charmes !
f Moi, souscrire à tes vœux !
Ta douleur et tes larmes
Ont redoublé mes feux !
FINJL.
CAMILLE, se rclct^ant ai' ec force.
Eh quoi ! rien ne vous touche !
Ah ! sans doute, celui Dont l'âme insensible et farouche Causa la mort d'Alice Manrrc<'i, Doit être sans pitié !
ïkvcvK, frappé.
Qu'cntends-je ?.. Alice !
Encore ce nom fatal!