‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 169 sur 300 · SUZANNE , MARINI · texte numérisé non relu

SUZANNE , MARINI

SUZANNE , à part.

Un ducat !.. ce sont des seigneurs. {Haut , et présentant le manteau àMarini.) Monsieur, veut-il que je l'aide ?

MARINI

Un moment , ma bonne. {A part.) Il faut savoir maintenant à qui appartient ma jeune inconnue. {Haut.) Je suis chargé de distribuer des secours aux familles nombreuses ; vous en avez beaucoup ici. Comment appelez-vous , par exemple , un de vos voisins , un brave homme , qui attend aujourd'hui un de ses enfans?

SUZANNE

Ah I le meunier Géronimo qui fait revenir sa fille ?

MAKINI.

Sa fille... oui, ça doit être ça ; une jolie figure ?

SUZANNE

Charmante.

MARINI

Des yeux noirs ?

SUZANNE

Justement... qui revient de sevrage.

MARINI , étonné.

Heinl...

SUZANNE

Et qui aura deux ans à la saint Martin... un nourrisson superbe.

MARINI , à part.

Au diable I

SUZANNE

On voit que monsieur aime les enfans ; mais voilà maître Huguo qui vous donnera tous les venseigneuiens...

(Elle va au-devant de lui.) MARINI.

J'en ai assez comme cela; il vaut mieux m'informer dans le village.

(Il traverse le théâtre, va prendre son manteau et se dispose à sortir.)

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