SCÈNE VIII
Les mêmes , MARINI , entrant par le fond.
MARIN I , à part ^ et regardant Paola.
Mes gens avaient raison , c'est elle !
PAOLA , à part (i).
Le voyageur de ce matin.
MAITRE HUGUO.
C'est encore vous, mon cher monsieur?
MARINI , regardant Paola à la dérobée.
Oui... j'avais oublié de... de donner à cette brave femme le ducat qui lui était promis.
SUZANNE , tendant la main.
Ah ! c'est un hounète homme.
MAITRE HUGUO.
Laissez donc... je ne veux pas... Suzanne ne reçoit jamais que de moi.
SUZANNE , à part.
Autant dire que je ne reçois de personne. MARINI ., fouillant dans sa poche et regardant toujours Paola.
Et puis une bonne nouvelle que je vous apporte.
(Il donne un ducat à Suzanne.)
MAITRE HUGUO, acee Joie.
Au sujet de ma demande ?..
MARIM, saisissant son idée.
Précisément... Eh I mais je ne me trompe point, c'est ma jolie compagne de voyage !
MAITRE HUGUO.
Gomment! vous vous connaissez?
MARINI
Oui ; nous nous sommes vus un moment.
PAOLA , à part.
Les regards de cet homme me déplaisent!
(i) Suzanne, Marini, maître Iluguo, Paola.
MARIN I , s\ipprochanl.
Et je me félicite ..
PAOLA , le saluant froidement.
Pardon, monsieur, vous avez à causer avec mon cher hôte... et moi-même j'ai besoin de repos... je lui Jemanderai la permission de me retirer.
(Suzanne passe à gauche de Paola.)
MAITRE Hl'GUO.
C'est juste... elle doit être fatiguée... Suzanne, conduis-la. ENSEMBLE.
Air ; Ma frayeur augmente, etc. (De V Oncle rival.)
MAITRE HUGTJO ET SUZANNE. PAOLA, à part.
Livrez votre âme à l'espéranoe, Et rêvez le sort le plus doux ;
Livrons notre âme à l'espérance, Après un accueil aussi doux.
Si je n'écoutais la prudence.
Je tomberais à ses genoux.
Ce toit protège l'innocence.
Donnez, je veillerai sur vous.
MARiNi, à part.
Allons, ayons bonne espérance.
Malgré les portes, les verrou x, Il faudra bien que l'innocence Vienne voyager avec nous.
MAITRE HCGCO, à Paola.
Dès demain tous les deux nous nous mettrons en roule...
MARTNi, à pari.
Dès ce soir tous les deux nous nous mettrons en route...
PAOLA, à part.
De n'oser me nommer , ah ! combien il m'en coûte ; Car ce regard si bon Me promet un pardon.
MAITRE HUCtlO ET StZANNF..
Livrez votre âme à l'espérance , etc.
ENSEMBLE, j . '''^°"-
I Livrons notre ame âme à l'espérance, etc.
MARini.
Allons, ayons bonne espérance, etc.
(Suzanne prend la lumière , et précède Paola qui entre avec elle dans la chambre à gauche; maître Hugo les conduit jusqu'à la porte )