‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 176 sur 300 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

MARINI, MAITRE HUGIO.

mAuiki, à part.

Elle loge là... très-bien I Mes hommes sont pièts. Coniment éloigner le bonhomme?.. {A maître Hugo qui recicnt à lui. ) Elle est charmante, cette petite... C'est votre filleule, votre parente?..

MAITRE HTJGUO.

Non; mais je l'aime déjà comme si elle m'appartenait... Ah ! ça, quelle est donc cette bonne nouvelle?

mAUIM, d'un air de inyslcrc.

Chul! il laut (jnc vous partiez à l'instant.

Moi ?

MAiiiNi , de inënie.

Pour vous trouver demain au lever du prince.

IVIAITIIE HLGUO.

Au lever du prince !.. Son Altesse m'appellerait auprès d'elle?

MARIKI , de meinc.

On veut causer avec vous.

MAÎTRE HUGUO , avec Satisfaction.

Je me doutais que ça finirait par là! Ils ont enfin senti qu'ils ne pouvaient pas marcher comme ça !.. Mon mén)oire a donc fait sensation ?

MAHINI.

Beaucoup. {A part. ) Il est encore dans ma poclie.

MAITUE HXJGUO.

Voilà le premier qui ait été aussi loin.

MARIJVI.

Je ne vous en ai rien dit ce matin ; mais il y a long-temps que la cour a les yeux sur vous.

MAlTllE llUGLO.

Je ne m'en étais pas aperçu... Et qui donc êtes- vous, je vous prie?,, car je n'ai pas pensé à vous demander...

MARIKI.

Le secrétaire intime du marquis de CastéUî... le chevalier Marini.

HlAlTRE HUGTJO.

Le secrétaire du premier ministre!

MAKÎMI.

J'étais chargé de vous étudier eu secret... de m'assurer si ce que vous demandiez était juste.

MAITRE HUGCO, ai'ec confiance.

Mais, dam,., je le crois... et quand je ferai partie du conseil...

MAUiwi , étouffant un éclat de rire.

Comment! c'est une place de conseiller?..

MAiTRr; HUGUO.

Ca vous étonne ?

MARîNi , se reprenant.

Du tout... il ne m'a pas fallu cinq minutes pour voir ce dont vous étiez capable... et je lui ai fait un rapport si avantageux... que leministre vous attend, et veut vous présenter lui-même à Son Al-^, tesse.

MAITRE HLGLO, ai'ccjoic.

Enfin , le jour de la justice est donc venu!

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