‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 228 sur 300 · EDOUARD, ARMAND · texte numérisé non relu

EDOUARD, ARMAND

EDOUARD

Il me lardait d'élre seul avec toi. J'ai aussi mon secret.

ARMAND

En vérité?

EDOUARD

Mais je suis plus confiant!... je puis compter sur ton amitié ?

ARMAND

Plus que jamais.

EDOUARD

Avant tout, donne-moi ta parole d'honneur que ma sœur ne saura pas un mot de ce que je te dirai ; c'est un point essentiel.

ARMAND , à part.

Clémentine ! {haut.) Je te le jure , et tu sais.. .

ÉD0U\RÏ).

N'ajoute rien.

ARMAND

Quel est donc ce grand secret i*

EDOUARD , hésitant.

Mon cher Armand, tu vas rire de ma folie !... je., je suis amoureux !

ARMAND

Toi?

EDOUARD

Oh ! mais... amoureux... à en perdre la tète !

ARMAND, élo'irdiment.

Ah ! que c'est heureux !

EDOUARD

Heureux ! . . . dis donc qu'il y a de quoi se pendre ! . . . Si tu savais dans quelle position je me ti;puve...

ARMAND. ■■■"'■ V

Je devine... un rival, un père; une mère, une tante... on veut sacrifier la jeune personne.

EDOUARD. " ' ■'

Justement. ' ^'i ^ -

ta-

Tu as promis à ta belle de l'épouser?*

EDOUARD

Mieux que ça I

ARMAND

Gomment?

EDOUARD , à voix basse.

Je suis marié.

kKM.K^^, avec joie.

Marié \

ÉDOUARD4

Secrètement,

ARMAND

Surcroît de bonheur.

EDOUARD

Tais-toi donc, tais- toi donc... Voici Robert,

Page 1