‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 241 sur 300 · LES MÊMES, ROBERT · texte numérisé non relu

LES MÊMES, ROBERT

ROBERT

Monsieur. . .

ARMAND, prenant son chapeau.

C'est bien.

ROBERT , bas.

Eh quoi !

Vous sortez?

ARMAND, de même.

Oui, tais-toi!

ROBERT, bas.

Ciel! et le serment Qu'à l'instant...

ARMAND, de mJme Ce n'est que poui^un moment.

ROBERT , bas.

Prenez garde!

ARMAND, de même.

Silence I [à part.)

Où vais-je l'envoyer?

[haut.)

Tu vas , en mon absence , Voir chaque créancier. .,

ROBERT

C'est fait : bientôt aussi lis seront tous ici.

ARMAND, embarrassé .

Alors, tu t'en iras...

ROBERT

Où donc ?

ARMAND

Où tu voudras.

EDOUARD*, passant à la droite de Robert. Mais, éloigne-toi De ces lieux.

ROBERT , étonné.

Pourquoi ?

ARMAND, d'un côté.

Sois discret.

EDOUARD, de r antre.

Sois muet.

TOUS DEUX

Garde-nous le secret.

ROBERT, les regardant alternativement.

Il le faudra bien , Car je ne sais rien.

ENSEMBLE

ARMAND et EDOUARD.

Partons , le devoir l'ordonne; Mais en quittant, contre nos vœux , Ces lieux , Au ciel mon cœur s'abandonne , Et du bonheur j'entrevois le moment Charmant; Du bonheur je vois le moment.

ROBERT , à part.

Allons ^ le diable en personne Lui fait quitter, contre mes vœux , Ces lieux ;

Edouard, Robert, Armand.

Au sort quand il s'abandonne , Mon cœur, hélas! à quelque châtimeni S'attend ; Je prévois un prompt châtiment.

{Armand et Edouard sortent par le fond.)

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