‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 281 sur 300 · LES MÊMES, LE CONCIERGE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, LE CONCIERGE

LE CONCIERGE 5 au clietaller.

Monsieur le chargé d'affaires vous attend. {Il sort.)

CARAMBOLl , au baroH.

Vi voyez ?...

LE BARON

Eh bien ! partez avec monsieur le chargé...

CARAMBOLl.

Sans vous?

LE BARON

Je trouverai quelque moyen ingénieux de disparaître.

CARAMBOLI

Mais au moins ze pouis compter sur vous ?

LE BARON

Je n'ai qu'une parole; mais sauvez-vous. Voici mes gens qui font leur ronde, et qui vont fermer les grille*.

CARAMBOLI.

Ohi mé !

Ain : Adieu donc, aditu, madame.

Adiou donc, ze pars bien vite, Riais ze vous attend ce soir; Et sonzez, quand ze vous quille, A remplir voire devoir.

A vous seul quand ze me fie, Trahirez-vous mes desseins ?

LE BARON , avec dignité.

Impossible que j'oublie Que la Saxe est dans mes mains!

ENSEMBLE

Adieu donc, partez bien vite,

Mais comptez sur moi ce soir;

II faul l)ien que je m'arquiUc

De cet important devoir.

Adiou donc, zc pars bien vile , elc.

( Coramholl sort. )

SCEWE XL

LE BARON, seul.

C'est embarrassant; je me suis mis dans une position... mais d'un autre côté, ma place, mes pensions , le plaisir d'humilier mes ennemis! il n'y a pas à hésiter, je serais un mauvais citoyen si je refusais de sauver l'Etat et de reprendre mes places. L'essentiel est de trouver un moyen diplomatique de m'absen* ter sans que inon fils ni personne puisse se douter...

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