‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 31 sur 300 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les mêmes , excepté AUBRY et les danseurs.

VICTOR, à Delphine , qui s'est emparée de lui , et lui parle

vif^ement.

Non , madame , c'est inutile.

DELPHINE

Mais je vous répète que tout est éclairci , tout est oublié.

CLATiissE , fwement.

Oui , Victor, c'est moi seule qui suis coupable ; c'est à moi d'implorer ma grâce.

VICTOR , étonné.

Que dites-vous ?

d'auboise.

Que l'on vous a indignement calomnie' , mon pauvre Victor ; nous avons les preuves de votre innocence ; nous venons de lire ce que contenait un certain portefeuille^ des choses charmantes !

VICTOR , reconnaissant son portefeuille qui est sur la cheminée. O ciel ! je ne puis comprendre...

DELPHINE

Comment ce portefeuille est entre nos mains ? on vous l'expliquera, mais n'en prenez aucun ombrage! on vous aime, on vous demande pardon , que vous faut-il de plus ? CLARISSE , lui tendant la main en souriant. Et c'est moi maintenant qui vous prie de me faire danser... me refuserez-vous ?

VICTOR, baisant sa main.

Ah ! chère Clarisse !..

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