‹ La séparation; comédie en trois actes et en proseChapitre 37 sur 300 · SCÈNE lïl · texte numérisé non relu

SCÈNE lïl

Les Mêmes , IVI'"^ BEAUMENIL *.

M"" BEAUMENIL.

Ah ! toujours à jaser. . .

ANGÉI.IQUE , se levant.

Bonjour, madame Beauménil. . . Vous vous portez bien, madame Beauménîl ?

M""' BEAUMÉNIL.

Qu'est-ce que tu viens faire ? . . . Apporter des romans...

ANGÉLIQUE

Oh ! non . . . j'arrive , et je venais. . .

ROSE

Oui ! elle me rapportait ma guitare, que je lui avais prêtée, pour apprendre la romance du Prisonnier.

ANGELIQUE , remportant dans la chambre à droite. Je vais la remettre dans ta chambre. . .

M"^ BEAUMÉNIL.

Des romances ! . . . Voilà comme ces petites filles se perdent l'imagination.

ROSE , s 'approchant.

Eh bien ! maman ?

Mme BEAUMÉNIL , soupirant.

Tu l'as voulu ... ta lettre est chez lui.

ROSE , À part.

O Emile ! . . .

M"' BEAUMÉNIL.

Mais lu en auras des regrets, Rose , lu verras.

ROSE

Jamais, maman.

\ÎS<JÉLIQUE , qui est revenue.

Non , sans doute , madame Beauménil , et puisqu'elle ne l'aimait pas. . .

* Angélique , M'"^ Beauménil , Rose.

M"^ BEAUMÉNIL.

Ail ! tu t'en mêles aussi , toi. . . Veux -tu bien aller faire tes doubles croches , et nous laisser tranquilles.

ANGÉLIQUE

Air des Comédiens.

Adieu, je pars.

Mine BEAUMÉNIL.

Va rejoindre ta mère.

( lille va s 'asseoir auprès de la table. ) ANGÉLIQUE, bas à Rose.

Ce soir ici je viendrai te trouver.

ROSE, de même.

N'y manque pas. . . Pour mes lettres, ma chère , Et mes amours que je dois t'achever.

Nous brûlerons d'une ardeur e'ternelle.

ANGÉLIQUE

Jusqu'au tombeau.

ROSE, Je t'en fais le serment.

ANGÉLIQUE

C'est l'rendez-vous.

ROSE

Ah! j'y serai fidèle Comme à tous ceux qu'il m'donne d'son vivant.

M'n<= BEAUMÉNIL , « Angélique.

Eh bien , te voilà encore !

ANGÉLIQUE

Je m'en vas. . .

ROSE

Pars vite , allons , va rejoindre ta mère ; Ce soir ici tu viendras me trouver ; N'y manque pas, pour mes kttrcs, ma chère, Et mes amours que je dois t'achever.

Mme BEAUMÉNIL.

Allons ! partez , rejoignez votre mère. ^ ( Toujours ici vous venez la trouver ; g j La matiiic'' se passe à ne rien faire , H I A votre ouvrag' vous feriez mieux d'penser. ANGÉLIQUE.

Adieu, je pars , je vais près de ma mère. j Ce soir ici je viendrai te trouver ; l J'y reviendrai , pear les lettres , ma chère , \ Et les amours que tu dois m'achever.

{Elle sort)

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