SCÈNE VIII
Les Mêmes, ANGÉLIQUE*.
Air: On prétend qu'en ce voisinage, etc. (de Fra DiAVOLO.) ANGÉLIQUE.
Ah! quelle nouvelle imprévue , Un cabriolet est en bas !
A peine tient-il dans la rue , Car d'ordinaire il n'en vient pas.
GUICHARD , bas à Rose.
C'est le nôtre... Quelle est cette jeune fillette ? Mme BEAUMÉNIL.
Une voisine.
GUICHARD.j Je comprends!
AKGÉI.1QUE, étonnée.
Vous sortiez?
Mme BEAUMÉNIL.
Pour quelques instans.
ROSE, troublée.
Oui , pour une course, une emplette.
GUICHARD , bas.
L emplette d'un mari.
ROSE
Taisez-vous.
GUICHARD
Je comprends.
* Guichard, Mme Beauménil, Rose, Angélique.
ROSE et Mme BEAUMÉNIL.
Ne dites rien , elle est bavarde ,
Et n'sait pas garder les secrets ;
C'est nous seuls que cela regarde.
Partout nous le dirons après.
GUICHARD
Je me tairai, je prendrai garde,
Ne craignez rien pour nos secrets ;
C'est nous seuls que cela regarde ,
2; I Partout nous le dirons après. w ] , , ,
ANGELIQUE, etonnee.
Qu'ont-ils donc ? comme on me regarde!
Soupçonnerait-on nos secrets ?
De l'adresse , prenons bien garde.
{Bas à Rose.)
Sur mes sermens compte à jamais.
ANGÉLIQUE , bas à Rose.
Pour ces lettres , moi qui venais ,
Quel contre-tems!
ROSE , de même.
Bien au contraire ;
Pendant notre absence , prends-les.
ANGÉLIQUE
C'est dit , sois tranquille , ma chère.
Mm"^ BEAUMÉNIL,
Partons , il en est tems , je croi.
ROSE, regardant en soupirant du côté de la croisée. Cher Emile !
GUICHARD, triomphant.
Elle est à moi.
pj { ROSE et Mme BEAUMÉNIL.
^ l Ne dites rien, elle est bavarde, etc.
3 M 7 GUICHARD
^ K \ Je me tairai, je prendrai garde , etc.
* j 1 ANGÉLIQUE.
M \ Qu'ont-ils donc? comme on me regarde! etc.
{Rose , Guichard et 3I"'e Beauménil sortent.)