SCENE IX
Lbs mêmes , ANNETTE , habillée.
ENSEMBLE
Air : Que le seul mérite ( de Zoé ).
FEUILLETE ET HOUBLON.
Que ce mariage
Va < ,__ ' rendre heureux.
Ma
^ > femm' sera sage ,
Ça s* volt dans ses yeux.
ANNETTE, a part.
Que ce mariage Me paraît affreux !
Ah ! soyez donc sage Pour d'aussi beaux yeux.
JACQUELINE, a part.
Plus de mariage !
Dans une heure ou deux Je romprai , je ga^e, D'aussi tristes nœuds,
BOKICHON ET DOUCET.
Que ce mariage Me paraît affreux !
Mais r'doublons d' courage Nousbris'rons ces nœuds.
Jacqueline, attachant la Jleur d' orange sur la télé de sa sœur, qui baisse'
les yeux.
Viens donc , que j' t'arrange , Et que j'attach' là C bouquet d' fleur d'orange.
( Se tournant du coté de Bonichon.) Mais tourn'-toi comm' ca.
TEUiLLETÉ , l'admirant.
Que ce mariage Va me rendre heureux, etc., etc.
HOUBLON
Que ce mariage
Va le rendre heureux, etc., etc.
ANNETTE
Que ce mariage
Me paraît affreux, etc., etc.
ENSEMBLE
JACQUELINE
Plus de mariage
Dans une heure on deux ,
F^tc, etc.
BONICHON ET DOUCET.
Que ce mariage Me paraît affreux , Etc. , etc.
(^ lajinde l'ensemble, Jacqueline pousseAnnette pourlui faire lester lesyeux.y ANNETTE, hi'ant les yeux et reconnaissant Bonichon. Dieux!., j' suis suffoquée!
C'est monsieur Martial.
Quoi donc !
FEUILLETÉ, parlant et s'ai'ançant.
JACQUELINE, d'un air ingénu, et la coiffant. C'est moi j' l'ai piquée.
ANNETTE, lui Serrant la main.
Ça n' m'a pas fait d' mal.
ENSEMBLE
FEUILLETE ET HOUBLON.
Que ce mariage
Va ^ I > rendre heureux !
Etc., etc.
ANNETTE, avec joie.
Quoiqu* ce mariage Me paraiss* affreux , Je reprends courage Et je me sens mieux.
ANNETTE, bas
Ah I mon Dieu I
JACQUELIN Naie pas peur !
JACQUELINE , fl part.
Quoiqu' ma sœur soit sage , Moi, j' lis dans ses yeux Un mauvais présage Pour son épouseux.
BONICHON ET DOUCET.
Ah ! je r'prends courage , J'ai lu dans ses yeux Que notre voyage N' s'ra pas malheureux.
à sa sœur.
E , bas.
AKA'KTTE , Las.
Explique-moi ?
JACQUELINE , lui remettant la lettre de Bonichon qu'elle a gardée. Mets-toi dans un coin , et lis là... c'est resté quatre mois en route; mais ça te prouve qu'il t'est toujours fidèle.
ANNETTE , bas.
Ail Dieu 1 cher Bonichon I
( Ils se font des signes. ) FEUILLETÉ , allant à sa femme.
Cher amie !..
JACQUELINE, l'arrêtant.
Il ne s'agit pas de ça , beau-frère... et le notaire... allez donc le chercher.
HOUBLON, au fond.
M. Balthazar... le voilà!
DOUCET , bas.
Le notaire !
BONICHON , bas.
C'est fait de nous !
JACQUELINE , bas.
J'en ai peur!.. Comment les empêcher de signer!., encore si Annette avait de l'esprit de se trouver mal, mais elle n'a pas la moindre intelligence.