‹ La séparation de la Suède et de la NorvègeChapitre 1 sur 10 · I. UVRES · texte numérisé non relu

I. UVRES

Drolsum. — La Norvegey Etat souuerain. (Paris, Soci^t6 nou-

velle de librairie et d'^dition, 1905).

Jellinek. — ^ Die Staatenverbindangen » et ^ Das Recht des

modernen Staates. »

Lallerstedt. — La Scandinauie, ses craintes et ses espiran-

ces, Nansen. — La Norvige et Vunion avec la Saide, (Paris^

Juven, 1905).

Nils Eden. — La SuMe veat la paix. — Le programme de la

Saide dans la crise scandinave. (Paris, Le Spudier, 1905). NoRDLUND. — La arise saedo-noruegienne. — Historiqae et

documents. (Paris, Le Soudier, 1905).

PiLLONS. — L'anion scandinave. — Critique historique et

politique. (Paris, Larose et Forcel, 1899).

Schefer. — Bernadotte roi.

Barnes Stbveni. — The Scandinavian question. (Londres,

Fisher, Unwin, 1905).

n. REVUES

Annates des Sciences politiques (articles de M. Waultrin,

janvier-mars 1906).

Archiv fur offeniliches Recht (articles de M. Reuterskiold,

Deutsche Juristen-Zeitung (articles de M. Stang, 1905). Revue des Deux-Mondes (articles de MM. Geffroy et Charles

Benoist).

Revae Bleae (articles de M. Lucien Maury).

Reuae de Droit international et de Ligislaiion comparer

(articles de M. Aubert : Tomes XXVn, p. 529 et XXVUI,

Revue da Droit public et de la Science poUiique. Revue ginirale de Droit international public (article de

M. Schefer, tome VI, p. 267).

Zukunft (articles de N. Getz, 18d4).

Journal « Le Temps » (articles de M. Ren6 Puaux). Journal «r Le Times » (articles de M. Sven Hedin).

La Grise Scandinave.

Le 7 juin 1905, les repr^sentants du peuple uorvigien envoyaient au roi de SuMe et de Norv^e, Oscar II« une adresse oti ils d^laraient que runion ^tablie en 1814 entre la Su^de et la Norv^ 6tait dissoute :

« L'unioii stabile ea 1814» disaient-ils, a 6te, des les premiers jours, comprise difF6remment par les deux peuples. Les Su6dois se sont efforc^s d'^tendre la communautg qu'elle cr6ait, tandis que les Norv6« giens Youlaient s'en tenir a la lettre du Rigsakt et conserver aux deux pays, pour les aflF^ires que cette charte ne consid^rait pas comme affaires de Tunion, leur autorit^ propre. » Pour comprendre les 6venQments de Fannie derni^re^ pour degager les consequences qu'ils pourront avoir pour Tavenir de la Scandinavie, il ne suffira done pas d'^tudier leur cause immediate, la question des consulats, qui, de Taveu des Norv6giens eux-mSmes, n'a 6t6 que le pr^texte de la rupture entre les deux pays ; il nous faudra interroger Thistoire, examiner dans quelles conditions Facte d'union est intervenu, quels en

sont les caract^res, quelles sont les diverses interpretations qui en ont 6t& donn^es dans chacun des deux pays. En remontant ainsi dans le pass^, il nous sera facile de voir que les difficult^s inces— santes qui devaient finalement aboutir k la rupture ne sont point n6es seulement d'une interpretation diverse des textes^ mais bien de rincompatibilit^ d'existence de deux nations, ayant des mceurs, des coutumesy des aspirations, des traditions historiques diff^rentes, et prates, Tune et I'autre, k sacrifier leurs int^rSts les plus essentiels a leur esprit particulariste et a leur amour-propre national.

Page 1