DISCOURS DE JULES SIMON
Sur la question romaine et la Séparaion de
l'Eglise et de l'Etat
Séance du 3 décembre 1867
M. le Président Schneider. — La parole est à M. Jules Simon.
M. Jules Simon. — Messieurs, l'honorable M. Chesnelong, dans le discours que tous venez d'entendre, à parlé de la religion chrétienne, des services qu'elle a rendus à la civilisation, de son caractère profondément humain et libéral.
Je n'ai en aucune façon à répondre à cette partie de son discours. Ni M. Jules Favre, ni moi, ni aucun de mes amis, n'avons à discuter une question de cet ordre.
Je monte à cette tribune pour parler de la question de la papauté temporelle, et non pas de la question de la papauté spirituelle. Il s'agit des intérêts matériels du pape ; il ne s'agit ni de la nature de la religion chrétienne, ni de son passé, ni de son avenir.
Si j'avais à parler du christianisme en lui-même, c'est-à-dire de la foi, je me croirais obligé de déclarer que je professe et que j'ai professé toute ma vie le