‹ La séparation des églises et de l'ÉtatChapitre 38 sur 189 · M. LE PASTEUR L. TRIAL · texte numérisé non relu

M. LE PASTEUR L. TRIAL

aux dispositions des articles 6, 7, 8 et 9 ne sont-elles pas excessives ?

Veuillez agréer, monsieur le rédacteur, l'assurance de mes sentiments respectueux et dévoués.

E. BrucurèRE

13 décembre 1904

M. le pasteur L. Trial, de Nîmes, membre de la Délégation libérale des Églises réformées, secrétaire de la commission d’action protestante évangélique :

Nîmes, 28 novembre 1904 Monsieur,

La réponse de mon collègue et ami M. le pasteur Babut au questionnaire que vous nous avez fait l'honneur de nous adresser m'a paru si complète, si bien pensée, si bien écrite, que j'ai cru pouvoir me contenter de la signer, avec sa permission.

Vous n'êtes pas tout à fait de cet avis et vous insistez aimablement pour que je vous adresse quelques réflexions personnelles. J’aurais mauvaise grâce à me dérober. Je m'exécute donc.

Mais alors, permettez-moi de ne pas suivre rigoureusement l’ordre du questionnaire, Inutile de répéter ce que MM. Couve et Babut ont dit à propos des articles 5, 6, 9, 11, 14, 20, 34 du projet Briand et à propos des articles 3, 6, 7, 8, 9, 10, 20, 24 du projet du gouvernement. Sans distinction d’Église ou de couleur dogmatique, tous les protestants approuveront certainement leurs observations. En conséquence, jé m'en tiendrai à quelques réflexions plus générales.

J'ai toujours été partisan de la séparation des Églises et de l'État. À mes yeux, c’est le seul régime rationnel, équitable, normal. J’en suis même si partisan que j'aurais voulu

Page 1