M. F. PILLON
Je le répète : la grosse affaire, c’est de garantir la République contre tous les périls. Le pire péril qui puisse advenir, c’est de provoquer contre le gouvernement de la démocratie les colères qui ont tué justement les régimes autoritaires du passé et qui ont rendu leur souvenir odieux. Nous sommes à l’un de ces tournants où les gouvernements montrent ce qu'ils valent. Soyons dignes de la liberté, et surtout n’ayons peur ni d’elle, ni de la justice.
Je vous prie, monsieur le directeur, d’agréer l’assurance de mes sentiments les plus respectueux.