Amendement présenté par M. Paul Constans à l’article
26 bis ancien : « Conformément à l’article 2de la loi du 28 mars 1882, l’instruction religieuse ne pourra être donnée par les ministres des cultes, aux enfants des écoles primaires publiques qu’en dehors des jours de classe. J. O., Chambre, p. 2562. /
2. Cette interdiction faisait partie du projet de la loi élaboré par la commission et le gouvernement. Elle fut rejetée par 294 voix contre 275, par suite delà défection de quelques députés du Bloc. J. O. Chambre, p. 2491.
3. Notons toutefois que la proposition Gérault-Ricliard tondant à transformer en fêtes païennes les fêtes chrétiennes a réuni une forte minorité, 195 voix contre 356. Un déplacement de 80 voix jetait le pays en plein paganisme. O. Chambre, séanc.e du 3 juillet 1905, p. 2679.
aux fûtes chrétiennes et laïcisant le calendrier, ils les remplaceront par les fûtes de la Libre Pensée1. Quant à M. Chabert, il fera la guerre au costume ecclésiast ique et reprenant l’amendement que la Chambre actuelle a rejeté, il ne permettra aux prêtres le port de la soutane « que pendant l’exercice de leurs fonctions 2. »
Tel qu’il est constitué par les articles 34 et 35 du projet de Séparation, le code pénal ecclésiastique a paru aux esprits sages, exorbitant et draconien. Le Bloc le trouve encore trop doux et il se propose de l’aggraver à la prochaine législature. S’il est réélu, M. Réville compte bien faire ajouter à l’amende et à la prison dont les prêtres sont menacés, V interdiction de séjour , en cas de
récidive. Avec la Lanterne 3 dont il fait ses déli-
ces, M. Carnaud est persuadé « que la République doit ne considérer les prêtres que comme des êtres dangereux et malfaisants qu’il faut mettre par tous les moyens hors d’état de nuire. » Il ne se gênera donc pas pour proposer contre eux de nouvelles pénalités. Et voilà que dans son ardeur de néophyte socialiste, M. de Bonnefon lui en suggère. Si le gouvernement veut prendre les mesu-