‹ La séparation et les électionsChapitre 131 sur 146 · Amendement Chabert présenté à l’ancien article · texte numérisé non relu

Amendement Chabert présenté à l’ancien article

3. Lanterne du 4 mars. A la lecture de ce passage faite à la Chambre par un député de l’opposition, M. Carnaud, député de Marseille, s’écriait : « Evidemment! »

CONCLUSION

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ros nécessaires pour empecher les prêtres, une fois libres, de faire une trop forte opposition, il lui faut dès à présent , prévoir le bannissement de ces prêtres , ci la première incartade 1 / » D’autres imagineront des peines encore plus fortes : ils n’auront qu’à puiser dans les lois persécutrices de la Convention et du Directoire.

Les associations cultuelles sont réduites en esclavage par la loi de Séparation : cela ne suffît pas au Bloc. En cas de désobéissance à la police des cultes, le projet du gouvernement prévoyait contre leurs directeurs la peine de la prison. Elle a semblé excessive aux opportunistes de la majorité et elle a été supprimée de la loi, pour ne laisser place qu’à l’amende. Si les élections répondent aux vœux de la maçonnerie, on reviendra sur cette atténuation et le moindre sermon de leur curé vaudra aux directeurs des associations cultuelles outre l’amende, la prison ! Les occasions de contraventions seront d’ailleurs multipliées par toutes les restrictions nouvelles qu’apportera à l’action de ces associations une législation de plus en plus tyrannique.

Ainsi, pour nos adversaires comme pour nous, les élections prochaines détermineront une profonde révision de la loi sur la Séparation : « C’est

1. J. de Bonnefon. Paroles p'ançaises et romaines. Voilà l’homme que certains catholiques ont cru des leurs parce qu’il battait monnaie dans ses livres, avec les bavardages des concierges romains !

ce qui se dit dans les clubs, c’est ce qui s’écrit dans les journaux. La loi n’est pas votée qu’on songe déjà à la refaire et à y porter atteinte. « Si la loi est faite, il restera, dit-on, à prendre des mesures contre les associations cultuelles et leurs fédérations : il restera peut-être à la faire amender profondément h »

Elle est donc d’une exceptionnelle gravité la lutte qui s’ouvrira dans quelque semaines avec les élections sénatoriales et se poursuivra, au mois de de mai, avec les élections législatives. L’enjeu sera assurément l’un des plus importants qui se soit jamais disputé au cours de nos discordes civiles. Aux libéraux de lutter avec toute l’intelligence que réclame la gravité du problème en discussion ; avec toute l’énergie qu’exige la justice, la sainteté de la cause. De leur action dépendra le maintien ou l’abrogation de la loi de Séparation avec ses spoliations et ses tyrannies ; la suppression ou le salut de nos libertés et de la plus précieuse de toutes, la liberté de conscience; le triomphe de la franc-maçonnerie avec ses procédés de gouvernement, la persécution et de la délation, ou la résurrection de l’Église plus puissante que jamais au sortir de l’épreuve !

1. Lerolle. Discours du 3 juillet 1905. J. O., Chambre, p. 2676.

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