‹ La séperation de l'église et de l'État en 1794Chapitre 22 sur 88 · Voir le chapitre ix · texte numérisé non relu

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3. Clergé de Mantes et Meulan. Selon le Clergé de Blois, article 26, ce droit « nuisible au. bien spirituel des paroisses et au temporel des cures » est proscrit par des « réclamations universelles ». Le Clergé de Paris extra muros parle des contestations continuelles auxquelles ce droit donne lieu, et demande qu'il soit aboli, art. II, 1°.

Loin de nuire à l'Eglise, les réformes que l'on veut lui faire subir la rendront plus respectable, plus digne de la situation si éminente qu'elle a, qu'elle gardera, qui va même s'améliorer.

On se plaint des prélats, de leur luxe scanda- I i leux, des richesses immenses détenues par des ta moines inutiles ; en revanche on honore le bas ' Clergé 1 , on déplore sa misère, on réclame pour lui i 1 un sort moins dur, une aisance décente 2 . e-1

Un article du cahier du Tiers de l'Anjou donne «ç* bien l'idée du prestige et du crédit excessifs dont \* jouit l'Église : la nécessité du prêt à intérêt se faisait sentir de plus en plus; il semble qu'il n'y avait qu'à réclamer l'abrogation des anciennes ordonnances par lesquelles il était interdit. Le Tiers se i contente de souhaiter timidement que les Etats généraux obtiennent la permission de l'Eglise.

Ce même cahier, un des plus libéraux qui aient été adoptés par le Tiers, réserve, comme beaucoup d'autres, aux évêques la faculté d'accorder ou refuser les dispenses pour les empêchements au mariage.

1. Nous ne connaissons qu'un très petit nombre de cahiers de paroisses contenant des plaintes contre la dureté ou les mœurs des curés et vicaires. I

2. Le Tiers d'Amiens demande 2 000 livres pour les curés, 1000 pour les vicaires, dans les villes; 1500 pour les curés, 750 pour les vicaires, dans les campagnes, avec augmentation de 100 livres pour 50 feux dans les paroisses qui en ont plus de 200.

faillie part on ne songe à disputer au Clergé les gistres de l'état civil, que, de son propre aveu,

I ne tient pas partout avec le soin ni la régularité

Ssirables.

La direction et la surveillance de l'instruction

blique ne lui sont point contestées davantage.

On ne sait pas se passer de l'Église. La dévotion

la routine entretiennent la confusion du spiri-

toel et du temporel. En sortira-t-on quelque jour?

lien ne le fait encore prévoir au moment où la

lévolution commence.

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