‹ La séperation de l'église et de l'État en 1794Chapitre 35 sur 88 · A Brest, à Ploërmel, le Tiers est très ferme · texte numérisé non relu

A Brest, à Ploërmel, le Tiers est très ferme

5. A Toulouse, le Tiers propose d'alîectcr les bénéfices en commende à l'acquittement des dettes de la nation.

sur les côtes de la Méditerranée 1 , il indique les biens du Clergé comme une ressource pour combler le déficit ou pour soulager le peuple. C'est même le sujet sur lequel les paysans de certaines

(paroisses insistent davantage 2 . N'allez pas croire pour cela qu'ils soient médiocrement attachés à la religion.

Les écrivains ecclésiastiques ont plus d'une fois

prétendu que la prise de possession des biens du

. Clergé était le premier acte d'une conjuration ourdie

1 par l'impiété. Ils ont vu là une manifestation de

1 l'esprit philosophique.

N'avaient-ils donc jamais ouvert les cahiers? Ils y auraient appris que des catholiques zélés et même fanatiques avaient donné à leurs députés le mandat formel de déclarer que les biens de l'Eglise étaient à la disposition de la nation.

Des cahiers qui insistent pour que la religion catholique, apostolique et romaine conserve toutes ses prérogatives et tous ses honneurs, qui proscrivent tout autre culte que le culte national, qui admettent à peine ou réprouvent l'édit des noncatholiques, proposent d'employer tout ou partie

Page 1