‹ La séperation de l'église et de l'État en 1794Chapitre 4 sur 88 · AVANT-PROPOS IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS IX

f bien compris la politique religieuse de l'Assemblée y Constituante. Notre histoire, si souvent défigurée * : en toutes ses parties, Ta été singulièrement en celle-ci; les amis de la Révolution ont erré comme ses ennemis. De part et d'autre la liberté d'esprit fait défaut; les préjugés diffèrent, la prévention, l'aveuglement se ressemblent.

L'historien, selon Fénelon, ne doit être d'aucun temps, d'aucun pays. N'être d'aucun pays ne me paraît ni désirable ni possible pour nous; Fénelon eût-il conseillé à un chrétien d'oublier sa religion pour en parler plus exactement? N'être d'aucun temps, oublier celui où l'on se trouve, en ignorer les controverses, les périls, me paraît plus souhaitable et moins chimérique.

On n'y réussit pas toujours. Montlosier s'était promis de ne point mettre d'animosité dans son fameux mémoire, il n'y parvint pas et convint qu'il s'abandonnait à l'indignation. Il me semble pourtant que si j'avais été à sa place, son plateau de Randanne, tranquille, silencieux, dominé par la chaîne du Mont-Dore, m'eût inspiré une humeur moins farouche. La Bretagne fit pour moi ce que l'Auvergne n'avait pas fait pour lui.

Homère parle d'un pays dont les fruits ôtaient

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