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Cette étude peut se terminer par les conclusions suivantes:
t° L'examen direct est absolument indispensable, si l’on veut éviter toute cause d'erreur. En effet, le streptocoque, associé au staphylocoque et surtout au coli, pousse souvent très mal ou pas du tout sur les cultures, si bien que sa présence passerait inaperçue. Il en est de même, mais à un moindre degré, du staphylocoque associé au coli.
L'examen direct permet en outre de constater dans certains cas que la sérosité renferme une quantité extraordinaire de streptocoques ou de staphylocoques, alors que les cultures feraient croire qu'un autre microbe, tel que le coli, est presque le seul. On voit de suite à quelles conclusions erronées on arriverait facilement.
2° Un corollaire de ce qui précède, c’est que les bouillons de culture ne sont, la plupart du temps, en rien semblables à ce qu'était la sérosité péritonéale. Tel microbe extrèmement abondant dans celle-ci, se retrouve à peine dans le milieu de culture, alors qu’un autre, à peine soupçonné ou non découvert à l'examen direct, envahit tout. Il en résulte les difficultés de faire des inoculations probantes.
3° Le sang du cœur a été examiné dans trois cas de péritonite à streptocoque ou à staphylocoque. Le streptocoque seul a été rencontré deux fois.
Dans deux autres cas, le sang recueilli dans une veine est resté stérile, et il s’agissait de péritonite à staphylocoque.
Ces résultats sont conformes à ceux obtenus parles auteurs qui ont étudié le passage des microbes pathogènes dans le sang (1). Le staphylocoque ne passe pour ainsi dire jamais ; le streptocoque passe souvent, mais non toujours.
(4) ErTrLNGEr. — « Sur le passage des microbes dans le sang au cours des maladies infectieuses. » Thèse, Paris, 1893.
ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE
La cause nécessaire et déterminante de la septicémie aiguë post-opératoire est l'introduction de germes pathogènes dans la cavité abdominale.
Mais la clinique et l’expérimentation (voy. page 1) démontrent que l'introduction de germes, même pathogènes, dans le péritoine, ne suffit pas toujours pour déterminer la production d’une péritonite, sinon les succès chirurgicaux seraient bien rares.
Pour qu’il y ait péritonite, il faut que ces germes pathogènes soient virulents ou puissent le devenir, qu'ils trouvent un milieu de culture pour proliférer, que le terrain ne soit pas réfractaire.
Virulence des germes, milieu de culture, état de terrain, c’est-à-dire de l’organisme, tels sont les trois éléments principaux dont l’étude permet de comprendre facilement le développement et la diversité des formes de la péritonite.
Virulence des germes. — C’est une banalité que de dire qu’un même germe pathogène est susceptible des plus grandes variations de virulence, variations pi la cause nous échappe d’ailleurs parfaitement.
Qu'il nous suffise de savoir que l'introduction d’un streptocoque virulent est de beaucoup plus dangereuse que celle d’un streptocoque atlénué,
En pratique, cette notion reçoit son application. Il est incontestable que le voisinage d'érysipèles et de phlegmons