Ogledalo Srbako, p. 52, la Vengeatuse de Tchévo, trad
de F. LeDormant.
Dinliii-invGoOt^le
Cependant la paix de Passarovitz, négociée par la Grande-Bretagne, avait rétabli la paix entre le doge, l'empereur et le sultan. Les Honténégrias furent encore nue fois oubliés. Mais la Turquie était trop affaiblie pour tenter de douvelles eipèditions contre les soldats noirs du vladika. Des tentatives isolées furent repoussÉes, et lorsque, le 11 janvier 1737, Daniel Niëgosche s'endormit de l'éternel sommeil, la Tzemogora était libre.
Quadd les Monténégrins eurent pleuré le vaillant éréque qui, toute sa vie, avait combattu pour l'indépeudance de sa douce patrie, ils se réunirent en skouptchina nationale pour lui élire un successeur. Ce fut son neveu, Sava Petrovitj, qui fut nommé vladika. C'était un homme doux et faible, qui supportait avec peine le fardeau des affaires. La Turquie u'avait pas encore retrouvé des forces sulUsantes pour renouveler contre les Monténégrins les guerres de Dèmir et de Kuprilu; comme dans les dernières années du, gouvernement de Daniel, le sultan se contenta de tentatives de pillage et d'excursions sur le sol de la Tzernogora. Les soldats noirs restèrent tonjours maîtres des champs de batailles; mais les combats avaient perdu leur grandeur épique, les haydouks se déshonorèrent parfois par de sauvages cruautés. La voiz du peuple, si grande et si généreuse, protesta :ce5 trbles exploits n'inspirèrent aucun pesma.
Cependant les relations avec la Russie devenaient de plus en plus étroites et de plus en plus cette grande puissance s'efforça d'établir son protectorat sur le Monténégro.
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LE HONTËNËGRO. 1S7
Elle ne réussit qu'eu partie. Sava se rendit à Moscou , l'impératrice Élltabeth le reçut avec la plus grande distinction; un oukaze, en date du 10 mai I74i, promit aux TzerBogorstes l'appui constant de la cour de Saint-Pétersbourg '. A son retour de Russie, Sava, las du pouvoir, abdiqua son titre de vladika et laissa l'autorité à son neveu Vasfili, que le patriarche de Serbie proclama, le 22 août 1750, arcU^ëque et' exarque du Saint-Trône serbe.
"A peine l'ambitieux Vassili eut réparé les désordres causés par l'indolente faiblesse de son oncle, qne les Turcs dirigèrent contre la Montagne une attaque formidable. On vit se renouveler les exploits du temps de Daniel; d'héroïques parolea furent prononcées; au vizir de Bosnie, qui demandait le kharatcb et le tribut de douze viei^s, il fut renvoyé une réponse superbe qne Rbigas ft rendue immortelle : ■ Mieux vaut une heure de liberté que quarante années de la vie des esclaves! ■ Mais ce qui vaut mieux que de belles paroles, il j eut de beaux actes. L'armée turque fut vaincue, < et le kihaja, dit le pesma, s'enfuit blessé et hors d'haleine, pour apprendre à son vizir combien il lui amenait de belles Monténégrines. »
C'est à la suite de cette victoire que Vassili se rendit pour la première fois en Russie. L'impératrice le reçot avec les mêmes distinctions que son prédécesseur Sava ; sur sa demande, elle lui accorda par oukase un subside