‹ La Serbie et le MonténégroChapitre 4 sur 68 · Agalhofl. Hiil. Y · texte numérisé non relu

Agalhofl. Hiil. Y

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membres de la grande conrédè ration des Srp, les Serbes, qae les Grecs appellent s^peXoi, et Jes écrivains latios do moyen âge Sorabi. Spori, les dispersés. Héraclius lenr . céda UMésie supérieure, la Dacie, la Dardanie, tonte la VolTodie serbe d'aujourdlmi. Le tôt leur sembla faible, ils retournèrent sur leurs pas ; puis ils se ravisèrent, in- ■ plorèrent le pardon de l'empereur, qui ajouta à sa première concession tonte la contréesituée au sud, depuis la Uacédoine jusqu'à Durazzo et les frontières de l'Épire. Hais biealAt les Serbes étendirent leurs conquêtes. Unis aux Croates *, ils passèrent le mont Ardie, vainquirent les Avars et partagèrent la Dalmatie en deux parts : celle de l'ouest, où s'établirent les Croates ; celle de l'est qui jtrit le nom de Serbie.

La contréequi devint le lot des Serbes formait jadis, soas les empereurs romains, la vaste province d'Illj'rie, Elle n'avait d'autres limites que la mer Adriatique, le Danube, les Balkans ; aiijourd'liai elle se trouve resserrée entre le Timok et la Save. Deux Ûeuves la parcourent : la DriiLa, comme l'Ister, twbidus et torqaens fiaventes arenas ; la Horava, qui naît dans la vallée sombre de Sténitza et que grossissent de leurs ondes vertes les torrents du Rudnilc. De hautes forêts couvrent les flancs des montagnes, coatre-forts des Alpes Bosniaques; c'est dans leurs retraites profondes que les patres conduisent au printemps leurs troupeaux de porcs, s'élevant de pla-

1. Georges Pra/, cité par Henri Thiers. La Serbie, p. 11. C:fprien Robert : lei Slaves d'Orient. '

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LA SERBIE ET LE HONTtiNÉGRO- CD plateau, vers lu l'Égion des mousses alpestres, hes encore, au dire du voyageur, lorsqu'au- dessous le resto de la verdure est déjà coosumé ; pais à li-octobre, chassés par les premières neiges, ils desent denouveau daos ces gorges et ces dèQlés, alteatifs isir le moindre rajOQ du soleil ; c'est sous les chênes laires de la Schonmadia que Georges le Noir appelses frères au combat pour la liberté. La nature est : et rude ; une étrange tristesse s'empare de l'âme id duhaut d'un pic élevé on contemple cette contrée, peuplée, avec ses hantes chaînes de montagnes, ses ites vallées où de loin en loin s'élèvent quelques vils. Le sol est peu fertile; jadis l'empereur Probns j ta quelques vignobles ; le mais et le froment vien- , sur les bords de la Save ; les fruits du midi mauit Hais les pâturages sont eicellents, le sol renferme Ter et du cuirre. — Les premiers, dans ces noires Is, deux frères, Cyrille et Méthode osèrent pénétrer : prêcher la parole de l'Évangile aux adorateurs de lébocb, aux sauvages fils de Svatopluk, Pourtant les es se converUrent facilement à l'Évangile ; cette r&n nouvelle, n'était-ce pas la victoire de la divinité cbe sar cette divinité noire qu'ils avaient invoquée u'alors, comme les Grecs d'Homère invoquaient les lénides T

1 conquête de la Dalmatie n'avait été pour les Serbes lepremierpas vers des conqoètes plus brillantes encore, itftt ils occupèrent l'Herzégovine, la Bosnie, la Ras-

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sie, la république de Raguse, tout le pays compris entre le QeuTe Verbas et le Timok, entre la mer Adriatique et le Danube *. Ni Constantia, ni Parlati ne nous ont conservé les noms de leurs premiers cbefs ; DoubroTnik fut pendant longtemps leur capitale, aujourd'hui Raguse, où le zoupan Volslav prit le nom de priuce. On connaît, parmi ses successeurs qui régnèrent au ii' siècle, Radoslav; Vla^timir qui vainquit les Bulgares; ses trois fils, Muotimir, Stroimir et Goioik. Deux signes caractéristiques: l'amour del'indépendance, la haine du fisc. De là, les longues luttes contre les Bulgares où, vaincus souvent, les Serbes ne furent jamais domptés ; et les pesmas célèbrent encore aujourd'hui les exploits de leurs anciens princes. Pierre, fils de Goînik, qui, pendant vingt anués, conduisit, chaque printemps, ses troupes contre les hordes de la Bulgarie ; Paul, iils de Stroimir, qui eut ft combattre à la fois sou rival Zacharie et Romaial", empereur & Byzance; TschesUv, qui fut sept années captif des Bulgares-, Tichomil, qui vengea la défaite de son beau-père. Delà, les premières luttes contre Constantinople, contre les collecteurs d'impôt chassés et vaincus, alors qu'une comète anuonce à Constantia Commène la perle de ses légions dans les défilés de Kopavnik '. Mais le véritable fondateur du royaume serbe fut Etienne Nemania, arrière-petit- fil s de Ticbomil *.

1. Rallch nui. des Serbes... Saint-René Taillaudier : La Strbie au xix* lièele.

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