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peaux de bâles contre uoe blaache citadelle à murailles de pierre; et, sitôt, il traça avec la charrue l'enceinte de la cilë; pais s'adressanl au: vilas célestes qui conduisent lea nuages, et dirigent dans lès airs le vol des oiseaux, il lus conjura d'écarter de sa ville les coucous, les corbeaux et tous les oiseaux de mauvais augure ; de chasser vers les moQlagnes loinlaines les nuées dont les lianes portent la grêle et l'orage, et de faire luire constamment un doux soleil sur la tête de ses enfauts. Ainsi fut fondée la capitale des Tchekhs, la ville joyeuse et dorée.
> Quaud Tchekh eut bàlî sa cité, LekU b. son leur chercha un royaume et longtemps il erra entre la Moldau et la Vistule, jusqu'au jour où il s'arrêta avec sa troupe au pie'd d'un rocher noir. Une aire d'aiglons blancs en couronnait la cime, et leur mère qui les nourrissait étendit aussilAt ses larges ailes àl'approche des voyageurs, comme pour se préparer à défendre sa couvée. A cette vue Lekh comprit que l'oiseau était l'iolerprète du destin et, autour de la ville que protégeait l'aigle blanc, il traçi un sillon. Bientôt ua château fort s'éleva sur les ruchers et la ville qui se forma à l'entour prit le nom de Gnéne, c'est-àdire le nid de la famille de Lekh.
s Russ resta à la cour de Lekh ; maii l'ennui vint, et, ayant appelé les siens, il prit son arc de chasseur et traversa la steppe scytbique, marchant vers les lieux oi'i le soleil se lève, parcourant d'immenses forêts, jusqu'au jour où il arriva sur les bords du fleuve Dnieper : Russ s'arrêta, la majesté des eaux le frappa d'étonnement et
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il se mit à gravir une haute montagae. Alors, comme lui et les «iens graTiasaient avec peine le sentier escarpé, tout à coQp uoe troupe d'oiseaui carnassiers sortit avec fracas des cavernes : m l'accepte l'augure, dit Russ; ici finira la Lekbie, ici commencera mon empire, le Daiéper séparera deux czars et deux peuples à jamais rivaux, et de même que mon frère a mis dans ses armes une aigle blanche, moi j'étendrai sur les miennes l'aigle noire qui sera la terreur du monde. >
La période la plus importante de l'histgire des anciens Slaves, dit Léopold Ranke, est la seconde moitié du IX* siècle, alors que les grandes migrations étaient terminées ; migratioDs paisibles, dont l'histoire ne rassemble qu'avec peine les indices, du nord-esl vers le sud et vers l'ouest, pendant trois siècles, sans qu'il y eût de guerres sanglantes, mais de paisibles conquêtes où les Slaves n'avaient qu'à remplk les vides de l'Occident dépeuplé. Chaque année, raconte Jornandès, le Danube gèle ; alors les eaux prennent la dureté des pierres, et peuvent donner passage non-seulement à l'infanterie, maïs à la cavalerie, à de gros chars attelés de trois chevaux, à toute espèce de convoi ; d'où il suit que l'hiver nne armée envahissante n'a besoin ni de radeaux ni de barques. — Aussi, lorsqu'à la mort de llenghizikb, fils d'Attila, soldat terrible qui fit trembler Constantinople et l'empereur Zenon, les tribus bunniques, \fij!)nt leur puissance sur le point d'être effacée du monde, appelèrent à leur secours les barbares de l'Oural et de la Vistule, ce fut pendant un
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6 LA SBRBIE ET LE HONTËNâGRO.
hiver <, celai de 498 à 499, que les baodes slaves passèrent le Danube.
Je n'ai pas à raconter ici les gnerres des Slaves contre l'empire de Byzance, le règne de Justinien qui était an des lenrs, les exploits deZabei^an etdeSolakb, la domination des Avars sur le Danube, le règne de Balan, la révolte de Sa!no. Byzance apprit à ses dépens que ces peuples n'étaient point de ces vulgaires barbares qni passent comme un torrent, dévastent tout sur leur passage et disparaissent ensuite sans laisser de traces. L'empereur Héraclius demanda leur alliance : ■ Donne-nous des terres à cultiver, ■ dirent les Croates au successeur de Constantin. L'empereur leur donna la Dalmatie. Peuplades sauvages, au dire de Procope, aux mœnrs rudes, aoi coutumes grossières : la chasse et la guerre, cette chasse humaine, étaient leurs seules occupations; l'idée du mariage leur était inconnue ; leur religion était un vulgaire fétichisme ; la plupart des tribus avaient adopté le dualisme de l'Orient, la divinité blanche et la divinité noire, surtout la divinité noire, Zemèbocb, qui seule avait des temples et des autels.
Quand Héraclius eut donné la Dalmatie ans Croates, un grand mouvement se produisît parmi les Slaves. Alors, dit Constantin Porphyrogénète, des bordsde l'Elbe h ceux de la Vistule, on vit des masses énormes se mettre en marche pour profiter des dispositions de l'em* pereur. C'étaLent des hommes de la tribu des Vendes,