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LES LIBÉRAUX ET LA NOUVELLE LOI

Bien que les libéraux n’aimassent guère le nouveau Ministre de l’Instruction publique et des Cultes, Andra Nikolié, dans lequel ils se plaisaient à voir l’émule radical de Stojan Novakovié, leur impression générale sur la nouvelle loi — à laquelle « Andrica » avait d’ailleurs peu collaboré — était assez favorable. Ils étaient particulièrement heureux de la disparition définitive de la loi de 1862 dont aucun règlement, ni aucune loi additive ou complémentaire n'étaient parvenus à combler les lacunes. Le nouveau texte représentait un progrès notable. Désormais la ligne de démarcation entre les autorités ecclésiastiques et les autorités laïques était bien tracée. L'indépendance des tribunaux spirituels était assurée. Les premiers paragraphes de la loi innovaient heureusement en traitant de la « Religion d’état » en Serbie, de l’autocéphalie de l’Église serbe, de sa communion dogmatique avec l’Église de Constantinople. L'article 16, enfin, consacrait un des changements les plus importants du point de vue libéral. Il déclarait que « toutes les décisions du Synode épiscopal de caractère canonico-ecclésiastique étaient exécutoires ». C'était affirmer clairement l’indépendance de l’Église vis-à-vis du pouvoir temporel. La grande diffé-

? Hriséanski Vesnik, mai-juin 1890, p. 407.

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