‹ La Séroréaction et le SérodiagnosticChapitre 11 sur 24 · PEN · texte numérisé non relu

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Res constipation persiste toujours. [l n’y a toujours pas de taches rosées. On prescrit des injections sous-cutanées d'huile camphrée.

Le 27, même état.

Le 28, état encore aggravé. Les pupilles ne réagissent plus. La Fpsnee est bruyante et entrecoupée. Coma.

Le 29, même état. 6o respirations. 110 pulsations.

Mort à 4 heures du matin.

Sérodiagnostice. — Le sérodiagnostic à été fait deux fois. Une première fois le 22 juillet, sixième jour de la maladie, par le procédé de la goutte de sang mêlée - directement à 6 ou 7 fois le même volume de culture de

deux jours de bacille d’Eberth. La réaction s’est produite assez nettement sans cependant entraîner une conviction absolue, sans doute parceque nous comparions avec d’autres cas où elle apparaissait avec une grande intensité. A re

Une deuxième épreuve tentée le 26 Juillet, 16° jour de la maladie, donne des résultats absolument probants. Nous avions recueilli une assez grande quantité de sang par piqûre du doigt avec ane lancette flambée dans un petit récipient stérilisé, puis séparé le sérum du cäillot. Le sérum additionné de 5 ou 6 fois son volume de bouillon stérile a été ensemencé avec du bacille d’ Eberth. et, au bout de 15 heures envir on, il s’est formé des grumeaux visibles à l’œil nu ; au microscope

les bacilles immobiles sont réunis et ag œolutinés en gros

Xe

mn

amas réfringeants. Le diagnostic fièvre typhoïde a,

donc pu être porté d’une façon ferme, nous avons vu que lautopsie l’a confirmé.

Comme le font remarquer les auteurs, le tableau clinique du malade permettait le doute, car il fournissait de nombreux arguments en faveur du diagnostic de granulie à localisation, surtout péritonéale. Il n’y a pas de taches rosées lenticulaires; à l’auscultation de la poitrine, on ne trouve pas de râles sibilants: les sueurs assez abondantes que présente le malade ne sont pas habituelles dans la dothiénenterie; la peau des typhiques est en général sèche et brûlante : la langue blanche, étalée, humide ; la constipation opiniâtre ; les vomissements du malade gênent encore le clinicien pour affirmer la fièvre typhoïde. Le début brusque n'est pas commun non plus dans cette maladie. La sensation d’agglutination si spéciale que donnaient les anses intestinales répondait mieux à la granulie péritonéale. L'éma- | cation si rapide du sujet n’est pas, en général, le fait de la fièvre typhoïde où l’amaigrissement est plus tardif et se produitau moment de la convalescence. Si l’on ajoute que le sujet a des antécédents manifestes de tuberculose, collatéraux et personnels (frère mort de «bronchite», ancienne

y pe coxalgie, bronchite tous les hivers), on conçoit que le diagnostic ait pu hésiter et pencher vers la tuberculose aiguë.

Il y a des cas plus embarrassants encore et où non seulement les signes cliniques, mais encore certaines données bactériologiques semblent imposer le diagnostic de fièvre typhoïde. On fait le sérodiagnostic, et il montre l'erreur où on s’engageait. Rien de plus probant à cet égard que l'observation communiquée par M. Lemoine à la Société médicale des Hôpitaux (1).

OgBservarTion III (Lemoine)

En

B. L..., 22 ans, entré à l'hôpital militaire du Val-de- Grâce le 25 mai 1896, décédé le 2 juillet. Fièvre typhoïde à r7ans. |

Depuis cinq jours, le malade a été pris d’embarras gastrique avec fièvre. Légères épistaxis, vomissement, un peu de diarrhée. Céphalée, vertiges, insomnie. A son entrée, le malade présente de la stupeur, de la céphalalgie, des vertiges. La langue est blanche. Ano-

rexie absolue.

(1) Lemoine, médecin-major de 1° classe,professeur agrégé au Val-de-Grâce : Présence du bacille d'Eberth dans les selles d'un homme atteint de tuberculose aiguë. Sérodiagnostic négatif. Bull. de la Soc. méd. des Hôp. 6 août 1896, p. 675.

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