TROT
mique, le malade présente des soubresauts des ten-
dons avec tremblement des lèvres, lassitude profonde, sans agitation, délire. Il se plaint d’une céphalalgie
intense ; la douleur est surtout marquée au pourtour
des globes oculaires et à la nuque. La peau est cou-
verte de sueurs assez abondantes. La température est
de 39,4. L’inappétence est complète, la voix est vive.
Le malade qui aurait eu au début de sa maladie de la. diarrhée fétide, est actuellement constipé.
La langue est étalée, blanche, humide.
La rate est augmentée de volume. Le ventre est ballonné, indolore spontanément et à la pression ; à la palpation, on constate du gargouillement dans la fosse iliaque droite. Il n’y a pas de taches rosées lenticulaires. ,
L’examen des poumons ne révèle rien d’anormal, il n’y a pas de râles sibilants ni ronflants. Le malade est cependant oppressé ; il tousse un peu, sans cracher. * Le’pouls n’est pas dicrote, il y a 80 pulsations, la tension semble élevée. Le cœur est hypertrophié et présente un souffle systolique à la pointe et à la base.
Les urines rares, foncées, ne contiennent pas d’albumine.
Début de la maladie. — C’est le 16 juillet, six jours avant son entrée, que le malade a été pris brusquement de forts maux detête avec vertiges et courbature ; : | il n’a eu ni frisson ni point de côté. Le lendemain, 17,
la céphalalgie persiste avec courbature générale et
| — 03 — frissons ; il n’y a pas d’épistaxis. Un peu de diarrhée jaune fétide fait son apparition; la respiration est gônée.
Marche de la maladie. — Le 22 juillet, état station-
naire le matin. Enveloppements froids toutes les trois