SONT TE
res (Planche vis. Balthazard), il n'existe plus de bacilles d'Eberth libres. tie
Îl agglutine. — L'action est maxima le premier jour puis s’atténue pour disparaître après dix ou douze jours ; premier jour 1/250, quatre jours après 1/125. Chez un homme de 60 kilos, on injecte 5 centimètres cubes de sérum antityph. Les agglutinines formées se répandent dans une masse d'humeur égale à 60 X 900.
Le pouvoir agglutinant devrait être à priori de
Æ 60 x 900 100.000 52, pouvoir agglutinant normal de 1/30, il devait être
soit 1/10 et comme :l existe un après l'injection de 355 = #7: Orilétait de 1/50 traduisant (1/10) la réaction de Porganisme. La précipitation existe aussi in vivo mais il est admis par beaucoup (Chantemesse), qu'elle est due seulement aux albumines du sérum injecté.
Le sérum modifie la leucocytose. — Chez le lapin injecté 12 heures avant une dose mortelle de toxine, on observe :
De l'injection de toxine à la
cinquième heure. . . . hypoleucocytose.
De la cinquième à la sep- Here Neue 2. 2 1, hyperleucocytose.
De la huitième à la neuvième FEU O MERS eut er Te hypoleucocytose.
Vers la quinzième heure . . forte hyperleucocytose (9.200).
La nature des leucocytes (poly. mono.) change
aussi.
Le sérum modifie l’'hématopoièse. — Les lapins injectés de sérum *+ toxine, montrent 10 h. après, des rates congestionnées « avec évolution des petites cellules lymphoïdes vers le type des mononucléaires adultes qui, émigrant vers la pulpe, vont y remplir la fonction macrophagique ». La moelle osseuse, et ceci confirme l'opinion de Roger et Josué (l’éosinophilie est en raison inverse de l’état d'intoxication microbienne) présente, 16 heures après, une réaction essinophile très marquée. Rappelons à ce sujet que la tendance à. l’éosinophilie (Courmont-Montagard) rentre dans le processus de guérison normale.
Le sérum agirait-il done comme sembleraient le montrer ces constatations, surtout par une stimulation générale, particulièrement leucocytaire ? C'est ‘la théorie de Chantemesse qui, pour l’étayer, a étudié avec Milhit chez un grand nombre de malades les variations de l'index opsonique. Il ressort de leurs résultats (1907) que cet index est le plus souvent modifié par l'emploi du sérum. Dans les formes bénignes l'index (préalablement élevé d’ailleurs 2,10 ; normale 1), monte dès le lendemain jusqu'au quatrième jour, puis 1l baisse à mesure que le sérum injecté est éliminé et bientôt (délervescence), le sérum du malade contient de plus en plus d’opsonines. Quand la convalescence est bien franche, l'index reste encore élevé pendant un mois, quand elle est traïnante pour une raison quelconque (tuberculose par exemple), l'index est faible. Dans les formes graves, l’index qui était toujours très bas avant l'injection se relève brusquement après, probablement (Chantemesse) à cause des nouveaux
produits toxiques que la destruction bacillaire projette dans la circulation. Vers le dixième jour, la courbe opsonique, tout en restant élevée s’abaisse et oscille autour d’une ligne horizontale.
« Sous l'influence du sérum qui même chauffé, conclut Chantemesse, contient les opsonines, il se fait peut-être par un phénomène d'opothérapie une excitation des appareils lymphoïdes, myéloïdes et sanguins déjà fouettés par l'intoxication. Les opsonines arrivent dans le sang et les bacilles sont frappés et détruits en une secousse violente
et utile à la condition d’être ménagée ».
Le pouvoir opsonisant n’a probablement pas cette importance. Hetsch et Lentz ont montré qu'il était soumis comme le pouvoir agglutinant à des variations considérables et depuis les travaux de Richardson, Hektoen, Tunniclif, sa recherche n’a plus grande signification. Comme on l'on dit, « c’est un témoin incertain du degré de protection de l'individu (Vincent). Le sérum n'agit certainement pas, du moins uniquement, par ce processus.
Pour d’autres, il y a simplement destruction des bacilles, peut-être au sens de Pleifler. Pour d’autres, neutralisation directe des toxines alcaloïdiques, toxalbuminoïdes ou toxinoïdes (Rodet) lancées dans l’organisme. Pour d’autres (Aronson-Bail), neutralisation des produits bactériens qui entravent la phagocytose (aggressines), ce qui reviendrait aussi à une action antitoxique, etc... La plus grande incertitude règne,
en somme.
Plusieurs faits importants, au point de vue de la sérothérapie, ont été observés ces dernières années au sujet de l'hypersensibilité typhique. Nous n’essaierons pas de les interprêter, aucune des explications eomplexes qui en ont été données (Wechsberg, Neisser, Besredka, Rodet), ne prévalant. Nous nous bornerons à exposer brièvement les faits.
Vers 1903, après Lôfiler et Abel (sérum- coli). Chantemesse et Rodet, d’autre part, s’aperçurent d’une fàcheuse propriété de leurs sérums (pté. S - de Rodet) : celle de favoriser l'infection générale, au lieu de la combattre. Rodet distinguait même bientôt (1905- 1906-1907), un autre pouvoir, indépendant du premier (bc-), celui de nuire à la bactériolyse, voire de l’annihiler. Ni la dose du sérum, ni son origine, ni sa richesse en alexine, ni sa voie d'injection ne modifiaient ces actions paradoxales. Parfois même, sous des conditions indéterminées, un même échantillon de sérum était tour à tour préventif ou favorisant, et l’on pouvait dresser, en certains cas, des échelles d'activité bactériolytique, tantôt + tantôt — tout à fait curieuses. (Rodet. Soc. Biol. 1908). Ces faits semblaient devoir être rapprochés de ceux observés par Delanoë, en 1907. Cet auteur, à la deuxième injection intraveineuse de toxine (cobayes) avait des phénomènes anaphylactiques prononcés. Besredka (cobayes) avec 1/3 ou 1/4 de la dose mortelle et au bout d’un mois (v:intrapérit.) les obtenait aussi. Avec une dose égale à 1/6 de la dose mortelle, on avait une réaction brusque, très violente, se terminant souvent par la mort. En 1908, Kraus constate sur ses chèvres, des phéno-
mènes de collapsus et de dyspnée mortels, à la troisième injection intraveineuse, mais cette fois, de son sérum. W faut cependant distinguer : ce pouvoir favorisant (simplement) que Chantemesse, Rodet (Hetsch, récemment), signalent dans leurs sérums, n’a rien à voir avec les accidents brutaux, subits, d’« anaphylaxie », proprement dite, au sens de Richet et qu'ont observés Delanoë, Besredka, Kraus. Ceux-ci sont de l’ordre :
« De ceux produits chez le cobaye préparé, par exemple en lui injectant le produit (sérum ou culture) pour lequel il” a été préparé, dans les vaisseaux ou le cerveau (Besredka).... propriété banale du sérum étranger. Rodet,
(Correspond.) »
Le pouvoir favorisant, au contraire, est acquis lentement au cours de l’immunisation ; quelles que soient ses causes fâcheuses — peut-être par analogie avec le staphyloc. pyogène (Courmont-Rodet; ou avec le streptocoque (Roger) des produits solubles prédisposants — sa nature laisse toute tranquillité, vis-à-vis des accidents sériques redoutés (qu’on sait parfois suraigus et mortels).
Les faits cliniques
Ainsi que le montrent les essais médiocres de Frænke (1893), Beumer Peiper (1895) ou négatifs de Lewaschow (1893), Hammerschlag (1893), Stelle (1897), les résultats n’ont été manifestes que ces tout dernières années.
J° À l'étranger. — En mai 1907, Meyer et Bergell guérissent deux cas de typhoïde très grave (phénomènes ataxo adynamiques dans un cas), par trente injections (soit soixante centimètres cubes de leur sérum). La méme année Kraus et Stenitzer, lors de Pépidémie de Laiïbach, soignent trente cas par des injections sous-cutanées de vingt à quarante centimètres cubes. Ils n’observèrent jamais de réaction locale ; la réaction générale se produisait, mais beaucoup plus rarement que ne Pobserve Chantemesse. La température et l’état général étaient toujours influencés en bien. En 1908, Montefusco étudie à Naples le sérum de Besredka, non au point de vue du pourcentage (méthode qu'il trouve infidèle puisqu'il a vu sans sérum lors d’époques favorables (1902-1907), la
cs4è
mortalité descendre spontanément pour ainsi dire, à 4 (0/0) mais au point de-vue des ellets sur chague malade. Il essaye l'emploi dans sept cas désespérés, sans médication, ni bain. Dans trois cas, la température a été peu modifée ; il y eut même élévation (quarante degrés einq) mais pour les autres, dès la première injection l’état général s'est amélioré. Même dans les cas à température élevée, les malades
accusaient un bien être maniieste ; la céphalagie
diminuait, le pouls était moins rapide et plus tendu. En.
juin 1909 R. Tanner Hewlett traite neuf malades par le sérum de Macfadyen, il emploie dix à vingt centimètres cubes pro die et continue jusqu'à disparition complète de la fièvre. La marche de la maladie était favorablement impressionnée : la dixrèse (effet le plus constant) était brusquement augmentée. E. W. Goodall, sur vingt-six malades traités par le même sérum eut trois morts. Le sérum était injecté sous la peau à des doses énormes (vingt, cinquante, quatre-vingt-dix-centimètres cubes) et l’auteur insiste sur l'emploi continu de ces fortes doses.
2° En France. — Les essais de sérothérapie en France appartiennent en grande partie à Chantemesse. Cet auteur a commencé l'emploi régulier de son sérum vers le milieu de l’année 1901. Trois ans et demi après, il avait 523 guérisons, 22 décès, soit une mortalité de 4 0/0. Sur ces 22 morts, 4 ont eu des perlorations intestinales, 4 des phéno-ataxo adynamiques, 2 de la pneumonie, 1 de l’erysipèle concomitant avee
à : naBÉthat/ 7 as onétee Xe, ed
À Ph fe.
pleurésie purulente, 1 de la péritonite localisée autour d’un ganglion retrocæcal suppuré. Une malade était convalescente. D’après Harte (Montréal général Hospital), la fréquence de la perforation mtestinale dans les cas habituels est de 2,6 0/4. Chez les 545 malades de Chantemesse, elle fut de 1,6 0/0, soit une amélioration de cette complication, mais amélioration minima, les altérations intestinales, toujours précoces, existant avant l'injection. Les malades qui ont été traités dans les sept premiers jours n’ont jamais eu de perforation. L'action est dans l’ensemble rapide, énergique, spécifique, pouvu (Chantemesse) « que le système nerveux point trop intoxiqué puisse faire les frais de cette puissante réaction. L'élévation de température après l'injection (parfois d’'{ degré 1/2) est Ja règle, et il faut une véritable expérience pour user convenablement du sérum.
Les 523 courbes peuvent se schématiser ainsi :
Le lendemain de l'injection, forte ascencion dite réactionnelle (1 à 1 degré 5), durée — 2 jours. Chüte à partir du troisième, de 40 à 37 degrés 8 en 10 jours.
Courbe avec rechüte (16, 19, 21, 22, 28 jours après), en 3 jours réascension à 39 degrés, deuxième injection, chûte,
Courbe traînante avec petites reprises espacées 2 injections (hypersplénomégalie), descente achevée au vingl-huitième et trentième jour, brusquement accélérée à la fin.
Jugulation en pleine byperthermie, chüte de 2 degrés (2 jours). î
Descente régulière mais lente (30 à 33 jours).
Brunonaappliqué le sérum dans le traitement de 100 enfants, à Rouen, de Juin 1903 à novembre 1905 (enfants de 3 à 12 ans). Dans le groupe traité par le sérum, la mortalité fut de 3 0/0, dans le groupe sans sérum, de 17,07 0/0. En dehors de la serothérapie, le traitement était le même pour les deux groupes (bains à 35 degrés). On injectait | centimètre cube de sérum pour 40 kilogs de poids. Les réactions consécutives étaient beaucoup plus faibles que celles signalées par Chantemesse. Dans 50 cas, l'injection a été faite pendant la première semaine, dans 36 cas pendant la deuxième, dans 14 cas pendant la troisième, quatrième ou cinquième. Les 50 premiers cas, dont 16 présentaient déjà des accidents graves, ont été tous guéris. Sur les 36 autres cas, un mort ; sur les 14 derniers, trois. La durée moyenne fut pour le premier groupe de dix-huit jours ; le deuxième, vingt ; le troisième, quarante. Dans un cas mortel, il s'agissait d'une fillette de 11 ans, injectée le jour même de son entrée, mais qui se trouvait dans un état très grave ; dans les trois autres cas, les injections furent faites trop tard (seizième, trente-huitième Jour).
Voici, au sujet de ces mêmes malades, six graphiques résumés :
1. — WW. A. 9 ans. — Injection au huitième jour (39 degrés 8), réaction au onzième (40 degrés 2), défervescence au treizième.
2. — K. J., 10 ans. — Sérum au huitième jour (40 degrés 2), réaction au neuvième (40 degrès 8), défer-
vescence au dixième (40 à 39 degrés 6), réascension au
treizième (40 degrés), descente définitive en 2 jours à 37 degrés,
3. — D, M., 9 ans. — Injection le septième jour (27 degrés 7), le soir réaction 38 degrés 9, le lendemain défervescence définitive de 2 degrés 2,
4, = B, À,, 11 ans, — Injection le dixième jour (39 degrés 2), les onzième et douzième abaissement de 2 degrés 1, réaction le soir du douzième (38 degrés 2), défervescence le treizième.
5.—A.A.,6 ans.— Injection le sixième jour (38 degrés 2), petite réaction de 8 degrés, autre réaction de 1 degré 4 le surlendemain, défervescence le dixième jour.