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peu intéressants, lorsque l’on emploie la voie sous-cutanée. Il préconise la voie arachnoïdienne.
Kendjirdjy, d’après fes auteurs américains, admet que les résultats fournis par le sérum antitélanique ne
sont pas encourageants. Sur 203 cas traités, ils ont eu
un grand nombre de morts dans l'Etat de New-York. Massalongo, avec M. Zämbelli, au Congrès de Médecine italen, écrit : « Nous avons traité par les injections intra-rachidiennes de sérum 18 malades, dont $ avec les doses de 40 centimètres à 80 centimètres cubes d’abord et faibles ensuite ; de ces 8 cas, 5 ont guéri et 3 ont abouti à la mort, ce qui fait 37,5 % de mortalité. Les 10 autres cas souffrant de tétanos ont été traités avec des doses élevées, suivant la gravité. Chez ceux-ci, nous avons atteint parfois la dose de
400 centimètres cubes de sérum anlitétanique. De ces
10 malades, 8 ont guéri ef 2 sont morts : l'un par pneu-
monie, et l’autre par broncho-pneumonie, ce qui donne
20 % de mortalité.
Ménabuoni, dans fiv. di Clin. Pediatria, rapporte les cas Suivants : Enfants de 25 3 jours, tétanos ombilical, 33 centimètres cubes de sérum intrarachidien. Guéri- SON. | nr
Garçon de # ans. Sérum de Pizzoni : un million d'uni- {és. Hypodermique. Guérison. 1
Hansted -relate 5 cas qui ont guéri avec de fortes doses de sérum Une : lé temps d’ incubation a varié de 7 à 12 jours.
Norman Henry analyse 10 cas de tétanos guéris par des traitements divers ; un cas a guéri seul. FT estime que le sulfate de magnésie, joint au sérum, est un des
meilleurs traitements.
Doyen, en 1914, a soigné 2% malades : 10 à Saint-Lo et 14 à Granville ; il a eu 3 cas mortels, Il traite ses malades par les injections intra-rachidiennes : de 60 centimètres cubes le premier jour, ensuite 40 centimèlres cubes. Il renverse le tronc en position de déclivité bulbaïre. ’
Irons conclue que la mortalité du fétanos traité par le sérum est de 20 % moins élevé que dans les cas traités par les autres méthodes. Il préconise, dès les premiers symptômes, -3.000 unités intra-spinales et de 16.000 à 20.000 intraveineuses. |
Barnsby et Mercier ont réussi à guérir 6 cas de tétanos ayant une incubation d'environ une douzaine de jours. Les injections intraveineuses de sérum furent faites chaque jour en commençant par la dose massive de 50 centimètres cubes en une seule fois et en diminuant progressivement à 10 centimètres cubes.
Castueil et Ferrier, à Vitré, ont traité 16 cas de télanos : les injections furent faites par la voie lombaire el la moyenne fut de 90 centimètres cubes à 120 centimètres cubes. Le chloral fut également administré. D'après ces auteurs, sur 13 cas ils eurent 11 guérisons ; ils ont noté que l'injection fut toujours suivie d'amélioration.
Spilimann et Sartorv, en 1914, à Nancy, ont soigné des blessés gravement atteints qui n'avaient pas été pansés. Le traitement fut de 20 centimètres cubes le matin et 20 centimètres cubes le soir, jusqu'à 200 ceniimètres cubes. Sur 28 blessés, ils estiment n'avoir eu qu'un véritable échec. é
Bacri a soigné {3 cas de tétanos par des doses massives et répétées de sérum antitétanique. La dose varie de 160 centimètres cubes à 420 centimètres cubes. Dès le
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3° jour, le sérum agit. D'après lui, les injections: pré-' viennent les accidents graves, réduisent la durée de la maladie en per mettant l'amélioration précoce. La convalescence est abrégée. |
Bruce a publié, dans le The Lancet, une sérié d’arti-
cles où il relate des statistiques de blessés de guerre. Sur 200 cas traités à l’intérieur en août et Septembre 1916,, on a appliqué 198 fois le traitement ; les deux autres malades moururent. Sur les 198 cas. qui ont reçu le sérum, 127 ont guéri et 71 sont morts. Dans un autre article, il rapporte les cas de tétanos traités en novembre et décembre 4946. Sur 100 cas, la mortalité fut de 31 %. Le nombre de morts, dit-il, a diminué depuis le début de la guerre, ce qui est dû à l’emplo: très large du sérum. Dans le cas de tétanos localisé, aucun cas mortel ; dans le cas de tétanos généralisé, 34 % de mortalité.
- Schneider, de Copenhague, constate que le traite. ment du tétanos consécutif aux lésions oculaires ne diffère pas de celui du tétanos ordinaire. Le petit nombre des cas observés ne permet pas de décider si les injections sont utiles une fois le tétanos déclaré.
Dans 7 cas, où l'on fit l’énucléation de l'œil, les malades moururent. Chez tous malades à qui l’on pratiqua l'exentération du globe oculaire, deux guérisons survinrent.
G.-W. du Pouchet a rassemblé 7 observations, dans lesquelles le persulfate de soude fut adjoint au sérum . antitétanique : il injecte dans les veines 20 centimètres cubes d’une solution de persulfate de soude à 5 %, les injections sont continuées 8 à 45 Jours.
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Dean, dans un rapport, sur 25 blessés de la Somme, a eu de bons effets par les injections intra-musculaires et sous-cutanées dans les cas légers. Lorsque le tétanos est grave, il recommande l'injection intraveineuse ou rachidienne. 1
Leishmann et Smollman, dans une analyse des cas de tétanos traités par le sérum dans le corps expéditionnaire, donnent la préférence à la voie intra-musculaire, puis à la voie sous-cutanée ; ils terminent par la voie rachidienne et enfin la voie veineuse.
Bruce, le 1° mars 1919, dans The Lancet, écrit : Il y a eu 1.226 cas de tétanos traités dans les hôpitaux du territoire ; la mortalité, en 1914-45, fut de 31 % et de 21 %, de mars 1917 à avril 1918.