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CHAPITRE XV LA SÉROTHÉRAPIE DE LA FIÈVRE RÉCURRENTE

Il n'est pas encore possible de cultiver les spirilles d'Obermeier. Cependant M. Labritschewsky, en injectant à des animaux réfractaires du sang de malades atteints de fièvre récurrente, a constaté que le sang de ces animaux devenait nettement bactéricide pour les spirilles.

Ce fait pouvait servir de base à une sérothérapie de la fièvre récurrente, qui fut d^abord appliquée avec succès sur le singe.

Plus tard, en 1897, M. A. Lœwenthal a institué cette sérothérapie en grand sur l'homme. Les chiffres fournis par ce clinicien sont les suivants :

84 malades ont reçu du sérum antispirillaire au commencement de la première apyrexie ;

45 d'entre eux, soit 53,57 pour 100, ont été atteints de rechute ;

39, soit 46,43 pour 100, ont vu leur maladie terminée après un seul accès.

A la même époque, dans 152 cas qui n'ont pas été traités par la sérothérapie, la maladie ne s'était terminée que 25 fois, soit 16,45 fois sur 100, après un seul accès.

La comparaison de ces chiffres dispense de toute considération, et est indication formelle de poursuivre les essais et de perfectionner la préparation du sérum antispirillaire, si possible.

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