SCÈNE XII
ANNETTE, qui voit Julien sur l'escalier pousse un-xî?*
Ah!
M. DiDiF.n, se retournant avec effroi.
Qu'cst-ci- que c'est, encore?..
A. \ NETTE, reculant.
C'est que j'ai cru... c'est que j'ai peur...
M. UtUIER, venant à elle.
Et vous faites peur aux autres... Allons, rcnieliez-vous , et allez vous coucher.
ANNETTE , avec effroi.
Oh! non...
M. DIDIER
Conuncnt , non ?
ANNETTE
J'aimerais mieux passer la nuit dans cette chambre... ici, près <lc vous...
M. DIDIEB.
Hein? près de moi?., merci, merci!
ANNETTE
C'est ce que je crains... je crains...
M. DIDIER
Quoi? la maison est sûre, mon neveu est ici, sous clé... (Regardant à la porte.) Tenez, il dort déjà , sa chandelle est éteinte.
Alors, j'aimerais niieiLv rester dans cette salle, seule... avec votre porte ouverte et de la lumière... (Bruit au dehors.) Ah! qu'ai-je entendu!..
SI. DIDIER
Rien , rien , c'est le vent... il n'y a là-haut que Magloire, un garçon qui dort comme une marmotte...
(Dans le même instant , Magloire. avec grand bruit,
descend l'escalier dans le plus grand desordre.)