‹ La servante du curéChapitre 22 sur 36 · MAC LOI RE · texte numérisé non relu

MAC LOI RE

Et moi donc !.. je suis tout meurtri !..

M. EIDIEK.

Quant à ce mauvais sujet de Julien , dont je ne reconnais plus les mœurs et la petite voix llùiée... à la grâce de Dieu !.. nous l'enfermerons dans le presbytère, tout seul.... avec Magloire.

MAGLOIRE

Avec moi !.. je m'accroche à vous, je m'accroche à vous!., je vas quérir un falot et ouvrir la p;rande porte!., (au moment de sortir.) Je m'accroche à vous !

(Il soru) A5NETTE , à part, essuyant des larmes.

Julien ! Julien ! je ne le verrai peut-être plus !

M. DIDIER , allant à elle.

Quoi donc? vous pleurez!

ANNETTE

Oh î non... c'est que l'embarras que je vous

donne...

M. DIDIER

Oh!... mais plus tard vous me direz cela....

portons!

(Ils vont pour sortir; ilans ce moment, on entend

frapper et sonrer avec force à la porte extérieure.

L'Abbé et Auuelte s'arrêtent surpris.)

M. DIDIER

Sainte Vierge ! n'en est-ce pas Oni du tapage, aujflurd hui !

MAGLOIRE, rentrant stupéfait.

Encore des militaires !

M. DIDIER

Des militaires!..

MAGLOIRE

Est-ce que je sais? des Briolct , des Bertaud?

AN.NETTE, effrayée.

0 ciel !

MAGLOIRE

Tai voulu les renvoyer.... ah ! bien, oui!... ils m'ont encore donné... je ne reçois que ça

* M. DIDIER

Tu as bien fait! je n(! veux pas les voir!... plus mo.\e(i de partir! oh! ma foi, au diable, les dragons, les neveux, les enragésl je vais me coucher I

Et moi!..

M. DIDIER

Et VOUS aussi.... là, dans la cuisine.... faites comme moi... bairicjidez-vous ! j'en ai assez! bonne nuit !

(Il rentre chez lui. Annetfe rentre dans la cuisine

cl ferme la porte. )

MAGLOIRE, allant d'une porte à l'autre.

Je VOUS suis... (La porte du Curé se ferme.)

Oh! bien !.. (A l'autre.) Eu ce cas, je... (La porte

d'Annctte se ferme. ) Ah ! bon ! par exemple !

jiLio, chantant de loin.

Tive i'amour , le vin et le tabac ! etc.

MAGLOIRE

Tenez, tenez , voilà l'autre qui revient ! je me sauve.

(Il va passer devant la fenCtre où Bertaud, Briolet

et un autre militaire paraissent eachaataot ea

même temps que Julien.)

BERTAUD et BRIOLET.

Vive l'amour, le vin et le tabac.

Voilà, voilà les plaisirs du soldat!

MAGLOIRE, allant se coller au mur à gauche. La maison est prise d'assaut ?..

(Il crie; les soldats rient et entrent par la fenêtre. )

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