SCENE XVIII
Les Mêmes, JULIEN.
JULIEN
Ah! ah! mon oncle!..
MAGLOIRE, à M. Didier.
C'est bien, vous allez voir! (il va à Julien.) Soldat, troiqiier, dragon, ça m'est égal... vous l'épouserez, ou vous m'en rendrez raison.
JULIEN
De quoi, Iroquois?
M. DIDIER
Magloire, encore !
MAGLOIRE
Ta, ta, ta; moi, j'y crois à son innocence... à l'innocence de ma cousine.
JDLIEN.
Bah!
MAGLOIRE
H n'y a pas de bah !.. c'est ma cousine. Voyons, une fois, deux fois, voulez-vous l'épouser? JULIEN, avec force.
Non!
MAGLOIRE
Non! non!.. Eh bien, je l'épouse, moi! oui, Catherine Jolivet, je vous aime... oui, ma cousme, je l'épouse... fichtre!
Tu dis?
MAGLOIRE
J'ai dit fichtre !.. j'ai juré, tant pis! je sors de
ma coquille, j'en sors !
JULIEN
Vous, la servante à mon oncle!.,
MAGLOIRU.
Je suis na homme. Monsieur !
ANNETTE
Oubliez-vous que j'ai été chassée du pays?.,
MAGLOIRE, s'cNaltant.
Nous y rentrerons ensemble au pnys ! ot pas plus tard que ce soir, à la face du soleil, biasdessus, bras-dossoiis, en carriole découverte, avec autorisation de î\I. le maire.
M. DIDIER
Mais, te tairas-tu ?
MAGL-OIRE.
Et c'est vous qui nous marierez! Ah !..
JULIEN
En voilà un d'hanneton qui s'envole!., fermez les fenêtres !
MAGLOIRE
Oui, en v'ià un ! oui, en v'ià un !.. Qui a de ça et de ça, et de ça!.. Parce qu'elle est innocente, ma Catherine; ce n'est pas sa faute, si mi chenapan, un dragon, dans votre genre,'!^ -^.v.rée hors du pays, sous prétexte que vousl'ul^ndiez!
JULIEN
Hein? quelle histoire!
ANNETTE
Ob! non, n'achevez pas !..
MAGLOIRE
I>a?ssez donc! il faut qu'il sache que si vous ne le nommez pas, ce gueux, c'est par nn reste de
pillé pour eux dcitsse]