‹ La Servante justififiée, ou, La Rose et le baiserChapitre 4 sur 26 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, Mao. BROUILLON paraît à la fenêtre de sa maison t située hors l'enceinte de la cour. Elle se retire en apercevant Delorme , mais elle observe toute la scène suivante.

georgette fredonnant.

n Cueillons, cueillons ces cerises nouvelles, a

Je n' sommes pas en voix ce matin.

DELORME

Te v'ià , ma petite cousine, t'es matinale comrn'le soleil L

GEORGETTE

Bonjour, cousin !

delorme, descendu.

Tu m'parles de ben loin... descends un p'tit peu,

GEORGETTE

Eh ben, et les cerises?

DELORME

AU' ne s'envoleront pas; descends.

GEORGETTF.

El d'main, au marché, qu'esl-ce que je vendrons? u'faul-iî p;is mon panier de fruits ? Vous s;i\ez hen ijueu débit j'en

avons !

DELORME

J suis lien silr qu'on n'te paye si chers les fruits que pour tft conter fleurette.

GEORGETTE

Oli ! oh ! les galans tombonl mal avec moi.

Air : Si fêtais petit oiseau.

Il me serait ben facile D'avoir encor pus d'ehalands, Tons les beaux Messieurs d'ia ville, M'dis'nt avec des airs galans :

Hois les fleurs que ta main débile, Cell's que tu caches, ma petite, S'veodraient bien plus cher' s chiz nous î.

Teux-tu nous laisser choisir ?...

Mon beau Monsieur , passez vite , vite,. Aujourd'hui j'nons rien pour vous.

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