SCÈNE III
Les Mêmes, Mao. BROUILLON paraît à la fenêtre de sa maison t située hors l'enceinte de la cour. Elle se retire en apercevant Delorme , mais elle observe toute la scène suivante.
georgette fredonnant.
n Cueillons, cueillons ces cerises nouvelles, a
Je n' sommes pas en voix ce matin.
DELORME
Te v'ià , ma petite cousine, t'es matinale comrn'le soleil L
GEORGETTE
Bonjour, cousin !
delorme, descendu.
Tu m'parles de ben loin... descends un p'tit peu,
GEORGETTE
Eh ben, et les cerises?
DELORME
AU' ne s'envoleront pas; descends.
GEORGETTF.
El d'main, au marché, qu'esl-ce que je vendrons? u'faul-iî p;is mon panier de fruits ? Vous s;i\ez hen ijueu débit j'en
avons !
DELORME
J suis lien silr qu'on n'te paye si chers les fruits que pour tft conter fleurette.
GEORGETTE
Oli ! oh ! les galans tombonl mal avec moi.
Air : Si fêtais petit oiseau.
Il me serait ben facile D'avoir encor pus d'ehalands, Tons les beaux Messieurs d'ia ville, M'dis'nt avec des airs galans :
Hois les fleurs que ta main débile, Cell's que tu caches, ma petite, S'veodraient bien plus cher' s chiz nous î.
Teux-tu nous laisser choisir ?...
Mon beau Monsieur , passez vite , vite,. Aujourd'hui j'nons rien pour vous.