‹ La sexualité dans les naissances françaisesChapitre 29 sur 41 · TRES · texte numérisé non relu

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(4) The non-inheritance of sex in man (Biometrika, tome V, 1906, pages 73-78).

(2) Genealogie der in Europa regierenden Fürstenhäuser ; Leipzig, 2° éd., 1870.

(3) Peerage and Baronetage, 1895.

Ce tableau montre qu'il n’y a point de concordance entre l’excès de mâles dans une génération et cet excès dans la génération qui la suit. [l porte donc directement contre la thèse qui attribue au coefficient de masculinité un caractère héréditaire.

Dans ce tableau, les documents tirés de la France ne figurent que pour une proportion infime. Nous avons cru néanmoins devoir le reproduire ici, vu l'impossibilité où nous sommes de donner sur cette question un seul document exclusivement français. Elle n’a pas, en effet, préoccupé jusqu'à présent les investigateurs eñ notre pays. C'est peut-être parce qu'il n’y a plus chez nous de famille régnante, ni même, au sens légal du mot, de familles seigneuriales. Presque personne re possède, en France, un arbre généalogique de sa lignée, remontant à plusieurs générations. Nous avons pu seulement faire préciser les souvenirs de quelques personnes instruites, sur la composition des deux dernières générations de leurs familles. Nulle part nous n'avons observé la constance héréditaire du coefficient de masculinité. Les documents pourtant ne manqueratent pas, si on voulait les colliger. Il s'est constitué à Paris une profession spéciale, celle des généalogistes, qui se donnent comme tâche de dresser les listes de parentés, en vue de la recherche des hériliers pour les successions fructueuses.lls ont dressé des fiches par centaines de milliers, et l’on pourrail de cet ensemble, si l'on en obtenail la communication dans un but désinléressé, tirer une foule de renseignements d'ordre purement démographique qui auraient une portée véritable.

Mais surtout, il serait désirable que des hommes d'étude entreprissent de dresser des monographies de familles au point de vue démique. Celles-ci relateraient

les naissances, mariages et décès de tous les membres de la lignée étudiée, avec leurs dates précises el les particularilés remarquables que ces faits pourraient présenter. On n'ignore pas que Frédéric Le Play avait préconisé la confection de monographies de familles au point de vue économique, que son appel a été très largement entendu et que ses disciples ont fail paraître plus de deux cents travaux de ce genre, dont quelquesuns très considérables, dans le recueil des Ouvriers des deux mondes. Les monographies démiques que nous souhaitons seraient beaucoup moins volumineuses et exigeraient par suite beaucoup moins d'efforts, tant pour la recherche que pour la rédaction. Est-ce trop espérer du zèle des gens de science que d’en attendre la réalisalion de ce souhait? Pour commencer, il nous semble que les membres des Sociétés savantes qui se consacrent à l'étude de la biologie, de l'anthropologie, de la statistique, de la sociologie (1) pourraient être sollicités de dresser chacun une monographie démique sommaire de sa propre famille. Si ce projet recevait l'adhésion des Bureaux de ces Sociétés savantes, un cadre commun pourrait être dressé et envoyé par leurs soins à tous leurs collègues.Le dépouillement de ce premier lot de réponses donnerait sans doute déjà d'excellents résultats. L'exemple se répandrait ensuite de proche en proche et la démographie française serait ainsi dotée d'une nouvelle série de documents précieux.

(1) Nous ne saurions ajouter: de la démographie, puisqu'il n’existe pas en France une Société spéciale pour cet objet.

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