‹ La Sibérie orientale et l'Amérique russe [microforme] Octave SachotChapitre 27 sur 45 · PR MERE · texte numérisé non relu

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petite sœur de Mecco, l’aimable épouse d’Yappo, et la belle compagne de Mahkatzan, pouvaient bien lui disputer chacune la palme de la beauté, mais elles étaient toutes fort jeunes, tandis que la femme de Mocidooyah avait tous les charmes épanouis de la matrone. Laquelle d’entre elles d’ailleurs montrait cette éternelle bonne humeur, cette amabilité constante qui caractérisaient Yaneenga, cet empressement à saisir les moindres besoins de ceux qui l’entouraient? Grande, large de poitrine, robuste et cependant bie: prise, le port digne, la démarche aisée et gracieuse, des traits qui, maintenant trop pleins et trop accusés peut-être, avaient dû être magnifiques dans la première jeunesse, des yeux parfaitement noirs, toujours fixes et exprimant la bonté, une physionomie généralement agréable quoique singulièrement déparée par des lèvres trop épaisses, lesquelles, toutefois, servaient de cadre à une double rangée de dents fortes, régulières et blanches comme des perles, des vêtemenis propres et taillés avec goût, de petites mains et de petits pieds, des manières ouvertes et engageantes, telles étaient les qualités physiques et morales qui distinguaient mon amie Yaneenga et faisaient d'elle le diamant de sa tribu. Je reviendrai tout à l'heure plus au long sur son compte et sur celui de son mari. En attendant je passe à Ah-mo-leen, leur ils, dont j'ai raconté un trait honorable de probité à l'occasion du vêtement que je lui achetai lors de notre première entrevue.

« Ah-mo-leen, aujourd'hui le fils aîné de la famille, était un peu moins grand que son père, il avait naturellement moins d’ampleur, et comme il était beaucoup plus jeune, sa tournure était moins lourde ; il y avait aussi en lui plus d'animation, et il était beaucoup plus agile. À tous autres égards c'était le vivant portrait de

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Mooldocyabh ; il avait son bon caractère et ses dispositions pacifiques; il n’abusait jamais de la supériorité que lui donnait sa force physique vraiment grande. Je crois cependant que, malgré sa pesanteur, Mooldooyah était, même alors, infiniment plus robuste que son fils; mais, après lui, Ah-mo-leen était, pour la taille et la force, le premier de la tribu. Mooldooyah me raconta souvent, en termes pathétiques, la perte qu'il avait faite d’un fils aîné dont la constitution herculéenne surpassait tellement celle de son frère que, comme il l’exprimait par ses gestes, il eût pu prendre Ah-mo-leen par le milieu du corps et le jeter par terre comme un roseau.

« La jeune Ka-oong-ab, la fille de Yaneenga, donnait l'idée exacte de ce qu'avait dû être sa mère enfant. Elle était souple de membres, rose de teint, babillarde et gaie comme un oiseau. Elle avait une merveilleuse adresse pour la couture; elle s’amusait à me faire une foule de jolis petits sacs, des gants, des poupées, etc. ; cette enfant était ma petite favorite et elle prenait grand plaisir à me jouer toute sorte d’espiégleries. C’est par elle que je termine le portrait des membres de cette famille. »

Accompagnons maintenant le lieutenant Hooper dans sa visite aux naturels.

« Nous partimes du navire par une matinée splendide, avec un temps à peu près calme et une température de 20 degrés au-dessous de zéro. J'avais l'honneur de conduire la femme, véritablement jolie, de Mahkatzan, qui se tenait assise derrière moi sur le traîneau, tandis que mon compagnon avait pris place à côté de notre digne hôte. Je tenais, naturellement, à m'acquitter convenablement de mon rôle d’automédon, mais mon premier début dans l’art de conduire un attelage de chiens ne fut pas des plus brillants. De guides, il n’y en a point ;

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les animaux doivent être dirigés presque exclusivement avec le fouet ou la perche, surtout quand le conducteur est un étranger, leurs maîtres ayant seuls le don de les faire obéir à la voix.

« Cet exercice exige beaucoup d’habileté et de vigilance; on conçoit, en effet, combien il est difficile à une main inexpérimentée de faire sortir les chiens d’un chemin battu ou de les empêcher de regagner leurs demeures. Heureusement pour mon honneur que Mahkatzan marchait en tête et que notre équipage retournait à son écurie. De la sorte nous filâmes sans autre encombre que quelques rudes cahots. En pareil cas ma belle compagne de voyage m'étreignait vigoureusement, ce qui, naturellement, m'obligeait à me cramponner deux fois plus fortement au véhicule. Après une rapide course de quatre heures, pendant laquelle ma voyageuse eut la figure légèrement gelée, nous arrivâämes à Kaygwan, où notre conducteur demeurait. C'est à peine si nous eûmes le temps de jeter un regard autour de nous tant le brave homme était pressé de nous introduire sous son toit hospitalier. Kaygwan est un tout petit endroit qui ne mérite pas même le nom de hameau, car il ne consiste, si j'ai bonne mémoire, qu’en cinq huttes, y compris celle de notre hôte, laquelle, quoique beaucoup plus grande que les autres, n'était pas encore de dimension extraordinaire, »

Voici de quoi se composent leshabitations des Tchouctchis.

« Comme les huttes des Tchouctchis se ressemblent toutes, quant à la forme et aux matériaux dont elles sont faites, et qu’elles ne diffèrent entre elles qu'en grandevr, en propreté eten comfort, je vais en faire une description générale, en tenant compte, plus loin, des

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« En rond et à égale distance les unes des autres, sont dressées des côtes de baleines qui s'appuient sur un ou deux poteaux, et dont le nombre dépend de la grandeur de la hutte, laquelle est toujours de forme circulaire ou elliptique. Cette charpente est revêtue extérieurement d’une bâche fortement tendue, faite de peaux de morses cousues avec soin, parfaitement séchées, et si bien préparées qu’elles conservent leur élasticité et leur seinitransparence. Certaines de ces bâches sont d'une dimension énorme; j'en ai vu une à Wootair, sur la tente de Métra, qui devait avoir au moins soixante-dix à quatrevingts pieds (21 à 24 mètres) carrés et qui était partout aussi transparente que du parchemin. La fumière pénétrant ainsi par le toit dans l’intérieur, les fenêtres deviennent inutiles. Du côté le plus abrité une ouverure sert de porte; un rideav de peau de morse la ferme quand besoin est. Un petit mur de neige de dix-huit pouces (45 centimètres) à peu près de ha: teur entoure la hutte afin d'empêcher le vent de s’y faire sentir. Quelques cordes de cuir, disposées de manière à donner au dôme de peau plus de solidité, complètent l’édifice.

« Les yaranga (pluriel de yarang), nom qu’on donne à ces huttes dans le pays, sont construites de forme ronde pour empêcher les rafales de neige de s'attacher aux pignons et pour opposer moins de résistance aux ouragans qui balaient ces régions dénudées. Pour l’intérieur on n’a pas égard à ce principe d'architecture polaire. Les yaranga différant considérablement entre elles quant à leurs dimensions, puisque les unes n’ont que dix à douze pieds (3 mètres à 3,60) de diamètre, tandis que d’autres en ont jusqu’à trente et quarante (9 et 12 mètres), leurs dispositions intérieures varient aussi beaucoup. Dans les plus petites une pièce unique, sou-

vent à peine assez large pour deux personnes, s'étend d’un bout à l’autre de la hutte, en face de la porte ; mais dans les tentes des chefs, qui ont généralement avec eux sous leurs toits trois ou quatre générations, les chambres à coucher sont rangées en ligne au fond et de chaque côté de l'habitation.

« Ces chambres extraordinaires sont formées de poteaux enfoncés dans le sol, de distance en distance, à six ou huit pieds (1,60 à 2",40) du mur de la tente, si l’on peut appeler mur la bâche dont nous venons de parler. Ces poteaux, hauts de trois à cinq pieds (0",90 à 1%,50), supportent un plafond de lattes recouvert de peaux. Une épaisse couche d'herbes sèches est jetée sur le tout pour garantir du froid. Des peaux de rennes garnies de leur poil et soigneusement réunies par des coutures pendent intérieurement des bords de cette toiture et peuvent se tirer ou se fermer à volonté, de manière à ne laisser, au besoin, aucune issue à l'air extérieur. À terre sont étendues des peaux de morses en guise de tapis, et, sur ces dernières, pour servir de lit, des peaux de rennes et de moutons de Sibérie admirablement préparées.

« Sous le ciel de la tente et contre les pare.s sont suspendues des planchettes, servant de rayons, sur lesquelles sont placés des mocassins, des brodequins fourrés et l’herbe sèche dont les gens prudents ont soin de garnir leurs chaussures pour absorber l'humidité. Une espèce de plat ovale et peu profond fait l'office de lampe. Les naturels le fabriquent eux-mêmes, m'a-t-il été dit, avec une matière molle qu'on fait durcir ensuite; mais cet ustensile a plutôt l'air d’avoir été taillé dans la pierre. Le long d’une éminence qui le partage en deux par le milieu dans sa plus grande longueur et qui peut avoir un pouce (25 millimètres) de haut, sont appuyées

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des fibres de mousses dont les extrémités, dépassant un peu la pierre, forment une large mèche. Le plat est rempli d'huile, la plupart du temps complètement gelée. Quand cette lampe est allumée, elle projette une très beile lumière et donne une ‘“10rme chaleur sans odeur ni fumée.

« Tout autour de la hutte sont rangés les ustensiles et ornements que possède le maître. Dans les coins sont des seaux de bois taillés dans les débris apportés par les flots; ils contiennent de la glace et de la neige, deux choses dont les Tchouctchis font une grande consommation. L'espace de l’yarang non occupé par les appartements sert d’antichambre ou de salle d'entrée; on y dépose les comestibles avant l'opération de la cuisson, opération qui se fait là aussi en grande partie au moyen de lampes plus larges que celles destinées à l'éclairage ; c’est là encore que sont remisés les chariots à glace et à neige et les traîneaux déchargés, lesquels, quand on ne s’en sert pas, se placent plus particulièrement au-dessus du plafond des chambres à coucher. Enfin, les chiens mangent et dorment dans cette pièce. Les fidèles animaux cherchent toujours à se coucher le plus près pos-

Sible de leurs maîtres, ils se tapissent le long des

chambres et en soulèvent souvent la cloison flottante avec leur nez pour obtenir un peu de chaleur. »

Ces appartements étaient, paraît-il, chauffés à un tel degré, que les pauvres Européen: y suffoquaient, surtout venant de respirer l’air pur et froid du dehors. «Je ne puis comprendre, dit ailleurs M. Hooper, comment les naturels peuvent endurer ces extrêmes de chaleur et de froid. J'ai quitté une température de vuigt degrés Fahrenheïit au-dessous de zéro (c’est-à-dire vingt-neuf degrés centigrades au-dessous de glace), pour entrer dans des yaranga où le thermomètre montait à cent

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degrés (près de trente-huit degrés centigrades). Un pareil changement de température en un jour semblerait devoir donner la mort; mais les Tchouctchis s’en accommodent à merveille toute leur vie, et certes ce sont des hommes solides et robustes. »

Cette dernière remarque touchant la vigoureuse constitution des Tchouctchis s’expliquerait en partie par la coutume où ils seraient, au dire de Wrangell, de détruire tous les enfants faibles et estropiés. Cependant M. Hooper n’a rien vu qui confirmât le récit de ce voyageur. L'amour des parents pour leurs enfants est, au contraire, poussé à un très haut point chez ces peuplades. Néanmoins, comme il n’a jamais rencontré d'enfants difformes ou de tempérament maladif, il se pourrait que Wrangell eût été bien informé. D'un autre côté le parricide et le matricide, quand l’âge et la faiblesse ont enlevé tout espoir de conserver les parents (et en général les vieillards et les infirmes de la tribu), sont d’un usage fréquent. Nous verrons plus loin que M. Bush et ses compagnons faillirent assister à une « cérémonie » de ce genre.

Voici une autre circonstance qui se rapporte aux tentes des Tchouctchis et que nous ne saurions passer sous silence. C'est l'ombre du tableau ; mais cette ombre est nécessaire à qui veut avoir une idée nette de l’ensemble. |

« Les personnes, les vêtements, les habitations et même les chiens des Tchouctchis, sont littéralement couverts de vermine, et c’est probablement pour cela qu'ils se coupent les cheveux tout courts. Dès les premiers jours de notre voyage, nous acquimes l’horrible conviction qu'il n’y avait pas moyen d'éviter la contagion. En vain nous changions d'habits et les faisions laver continuellement, en vain nous essayions de nous

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isoler autant que possible, le mal allait chaque jour croissant, nous finissions par souffrir de véritables tortures, et ceux d’entre nous de tempérament impatient et excitable, ne pouvant prendre ni sommeil ni repos, arrivaient à un état de constante irritation qui touchait à la folie. C'était surtout quand nous voulions dormir que notre martyre était le plus douloureux. Au dehors, quand nous voyagions, le froid paralysait les efforts de l'ennemi, mais l'attaque recommençait de plus belle dès que les cruelles bêtes reprenaient des forces sous l’influence de la chaude atmosphère des yaranga. Certes ce supplice est le plus affreux que j'aie enduré pendant notre station dans les parages des Tchouctchis; je n'ai jamais rien souffert qui lui fût comparable; j'en éprouvais une agitation de nerfs semblable à la danse de Saint-Guy. »

Les Tchouctchis ne vivant que de poisson, de veau marin, de chair et de graisse de baleine, d’un peu de viande de renne et de pemmican, professaient un certain mépris pour les comestibles de leurs visiteurs ; les épices employées dans la préparation des viandes conservées leur étaient particulièrement désagréables au palais. D'un autre côté, leur passion pour le sucre et toutes les choses sucrées en général était extrêmement remarquable. Ils aimaient aussi singulièrement le tabac et les liqueurs fortes. Quiconque veut connaître le niveau de l’art culinaire chez les Tchouctchis, n’a qu'à lire le récit suivant d'un repas offert aux officiers du Plover :

« Je me propose maintenant de vous donner en détail le menu d’un festin Tchouctchi des plus splendides, auquel mes compagnons et moi primes part : j'imagine que nos goûts se rencontreront. C'est, je crois, chez presque tous les peuples, la condition primitive, le

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suprême devoir de l'humanité, que d'offrir à manger au visiteur dès qu'il se présente; nous trouvâmes cette règle établie chez les Tchouctchis. On commença d'abord par apporter, dans une auge de bois immense, une quantité de petits poissons crus, mais durcis par la gelée. Tous les naturels tombèrent sur cette entrée, et nous essayämes, à contre-cœur, je l’avoue, de suivre leur exemple; mais, étrangers que nous élions à ces façons gastronomiques, nous ne savions par où commencer l'attaque.

« Notre hôte se hâta de nous tirer d’embarras par une démonstration pratique, et, sous sa savante direction, nous devinmes bientôt plus experts. Mais, hélas! une nouvelle difficulté ne tarda pas à se présenter. Il est à présumer que nos amphitryons engloutissaient d’un trait chaque bouchée, ou alors il fallait qu'ils eussent un goût bien décidé pour le plat en question. Dans tous les cas, il n’en était pas de même de nous, nous ne pouvions vaincre notre répugnance pour cet aliment, et quand nous découvrimes que ces poissons étaient dans l'état même où ils se trouvaient en sortant de l’eau, c'est-à-dire pourvus de tout l'appareil digestif que la nature leur avait donné, il ne nous fut plus possible d’avaler les fragments qu’à l'aide de nos dents et de nos ongles nous étions parvenus à détacher.

« C’est en vain que notre hôte nous pressait de l'imiter, nous ne pouvions parvenir à achever le mets favori, et nous ne réussimes qu’à grand'peine à nous dérober à ses instantes sollicitations.

« Le plat suivant se composait d’une masse verte qui avait l’air d’avoir été soigneusement hachée, et qui était également gelée. Avec ce hachis vint un morceau de lard de baleine, que la dame qui faisait les honneurs de Ja table coupa en tranches élégantes avec un couteau

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pareil à celui dont se servent les marchands de fromages ; puis elle fit une part pour chacun, dans les différents coins de l’auge dont j'ai parlé, et qui servit tout le temps du repas, ayant soin d'y ajouter une petite portion du fameux hachis vert. La seule distinction en faveur des étrangers et des hôtes de qualité, c’est que leurs tranches de lard étaient coupées beaucoup plus minces que celles des autres convives. Nous goûtâämes à ce composé, et... nous ne l’aimâmes guère. Personne ne s’en étonnera : le lard de baleine parle de lui-même, et quant au hachis vert, qui véritablement n'était pas mangeable, nous apprîmes plus tard que c'était le repas non encore digéré d’un renne qu'on avait tué en notre honneur; c'est là du moins ce qui nous fut dit, mais le fait n’est pas encore parfaitement clair pour moi.

« Notre hôte ne s’offensa pas de ce que nous ne trouvions pas sa cuisine bonne, il parut seulement étonné de l’étrange dépravation de nos palais. Aidé de ses amis, il eut bientôt expédié lard et hachis, et la dame du logis acheva la besogne en promenant ses doigts, d’une propreté douteuse, tout autour de l’auge, pour faire de la place au mets suivant. Cette intéressante opération terminée, elle porta ses doigts à sa bouche, les y enfonça un instant, et les en retira... nettoyés.

« La table fut chargée de nouveaux mets. Cette fois c'étaient des viandes d’un goût moins offensant pour nos estomacs affamés. D'abord parurent des morceaux de phoque et de morse bouillis, que nos amis les Tchouctchis furent ravis de nous voir manger. Ces viandes, tout à fait dépourvues de saveur, repoussaient par leur seule dureté et la manière dont elles étaient servies ; mais, naturellement, nous ne voulions pas paraître trop singuliers ou trop difficiles.

« Vint ensuite un morceau de chair de baleine ou

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