‹ La SigmoïditeChapitre 13 sur 17 · ROUE · texte numérisé non relu

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lalgie et de douleur au côté; un médecin, appelé, lui prescrivit une purgation. Les dernières règles, peu abondantes, ont élé accompagnées de douleurs lombaires. La période menstruelle était terminée depuis une douzaine de jours, lorsque la malade éprouva de vives douleurs abdomineles.

Le médecin de la ville fit le diagnostic de métrite et conseilla lentrée à l’hôpital.

Le 28 novembre (soir), la température vaginale est de 39°1.

Le 29 novembre, la malade est abatiue, prostrée, avec les yeux cerclés de noir et les traits tirés, se plaignant d’un violent mal de tête, de douleurs temporales et d’une sensation de constriction pénible. Elle accuse, en outre, une vive douleur au niveau de la fosse iliaque gauche; elle déclare que, depuis huit jours, elle n’a pas été à la selle, mais elle a émis du gaz par l’anus. Depuis deux jours, elle vomit les aliments solides et les boissons. Elle a la bouche sèche, la langue chargée. T. — 38°5. Pouls large.

L’utérus fournit un peu de sang.

En examinant la fosse iliaque gauche, on y constate une tumeur un peu moins grosse que le poing, sans contours absolument précis, peu mobile, paraissant faire corps avec PS iliaque, non fluctuante. Elle ne se laisse pas déprimer comme le ferait une masse stercorale. À son niveau, pas d’œdème de la paroi, pas de rougeur de la peau.

La palpation provoque de la douleur.

Pas de météorisme ; aucun signe de réaction péritonéale. Pas de symptômes thoraciques. Pas d’albuminurie. En cherchant les phénomènes nerveux, on trouve de l’hémianesthésie droite.

S'agit-il d’une phlegmasie de PS iliaque liée à la copro—

PAT, stase ? S'agit-il d’une salpingite avec phlegmon iliaque et parésie de l’intestin ?

Le toucher rectal ne fournit aucun résultat. Le toucher vaginal permet de constater que l’utérus est sain et mobile, que les culs-de-sac sont libres, que les annexes sont indemnes. Il faut donc admettre une sigmoïdite aiguë avec périsigmoïdite.

Lavement purgatif. Frictions chloroformées et laudanisées. Cataplasmes chauds. Régime lacté.

Le soir, 38°6. Antipyrine, 1 gramme,

Le 30 novembre, 3805. Légere amélioration. Moins de céphalalgie, moins de prostration. Les vomissements ont cessé. Pas de garde--robes. Mème état de l’abdomen. Encore un lavement.

Le soir, 39°1. Antipyrine, 1 gramme.

Le 1% décembre, la métrorragie a cessé. La malade a pris un verre d’eau de Sedlitz. On constate du gargouillement dans la fosse iliaque droite. Même état de la tumeur qui est peu douloureuse à la palpation : 38°1.

À 5 heures du soir, 38°3. Plusieurs selles molles.

Dans la soirée, la malade se met à vomir des mucosités. Elle éprouve un grand malaise; on cherche l’interne de garde. Glace, eau de Seltz.

Le 2 décembre, amélioration, 37°4. Les vomissements ont cessé. Scammonée, 1 gramme. Le soir, 38 degrés. Evacuations diarrhéiques, non purulentes.

Le 3 décembre, 37°4. Coliques. Douleurs péri-ombilicales. Encore des selles copieuses. La langue est chargée, saburrale. La tumeur diminue progressivement et devient mobile.

OgservaTION VII (inédite).

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