AVANT-PROPOS VII
à simuler la folie, mais parmi eux il en est un qui l'emporte de beaucoup en fréquence sur les autres, c'est celui ayant pour but d'éviter au simulateur une peine que lui vaudrait quelque acte délictueux ou criminel commis par lui. Non seulement ce mobile est le plus fréquent, mais encore celui qui sollicite le plus souvent l'attention du médecin ; c'est celui pour lequel, en effet, nous sommes appelés devant les tribunaux à donner notre avis sur la question de la simulation. Aussi, notre étude se concentrera sur la simulation de la folie envisagée dans la criminalité. Cependant nous l'étendrons quelque peu.
Parmi les mobiles autres que le précédent, il en est un qui provoque aussi volontiers la simulation et l'attention du médecin, c'est le désir qu'ont certains jeunes soldats de se faire exonérer du service militaire ; nos Confrères de l'armée sont encore assez souvent appelés à se prononcer sur des cas de cet ordre. Pour ces raisons, nous étudierons ces cas ou mieux nous les confondrons avec ceux relevant de la criminalité.
Notre étude, ainsi limitée, appartient, on le voit, à la médecine légale. Voici comment nous la comprendrons.
La simulation de la folie ne date pas d'hier et ce n'est pas d'hier non plus qu'elle retient l'attention du médecin et ressortit à son diagnostic. Galien nous dit que, déjà de son temps, le public voulait qu'il appartint au médecin de la dépister. Elle a donc