‹ La simulation de la folieChapitre 3 sur 48 · VI AVANT- PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT- PROPOS

Dans certains cas, ce problème est facile à résoudre , la folie affectée par le prévenu est tellement typique dans ses manifestations et dans son évolution qu'aucun doute n'est possible ; il y a sans conteste aliénation mentale. Mais parfois, il n'en est pas ainsi, le tableau clinique offre des ombres qui font douter de la réalité de celle-ci et la solution du problème devient très ardue.

Nos Confrères qui se sont trouvés en face de semblables difficultés savent quelles perplexités, souvent angoissantes, assiègent leur esprit. Ces perplexités ontune double raison :l'amour-propre et la conscience. Je n'insiste pas sur la première, qui a cependant sa valeur ; quant à la seconde, elle se comprend aisément : se tromper, c'est-à-dire regarder comme aliéné un simulateur, ou, inversement, méconnaître la folie, c'est, ou bien rendre à la liberté un vulgaire criminel, ou bien faire condamner unirresponsable. Le médecin doit donc connaître et savoir réunir tous les éléments susceptibles d'éclairer sa religion, et de lui permettre de dire, aussi scientifiquement que possible, dans tel cas il y a ou il n'y a pas simulation, en d'autres termes, de lui permettre de diagnostiquer celle-ci.

L'étude de la simulation de la folie appartient donc au médecin ; il faut, par conséquent, qu'il sache la dépister et la diagnostiquer. C'est à établir les moyens lui permettant d'arriver à ce résultat que je veux consacrer la présente étude, en la limitant toutefois.

Divers sont les mobiles pouvant entraîner l'homme

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