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Sans doute aucun homme ne lui avait donné son nom, et elle était réduite à occuper, pour vivre, un emploi modeste dans une maison étrangère. Mais c'est qu'elle le voulait bien, car elle avait pu faire de riches mariages dans le grand monde. — C'est une de ses confidences. — Pour donner légitimement sa main et son cœur, elle a préféré attendre sans doute d'avoir quarante-deux ans et de rencontrer M. de Méritens.
Quoi qu'il en soit, la voilà quittant Paris, toute fière de la victoire « glorieuse » qu'elle nous a racontée. Elle s'arrête en Suisse. M""" de Sismondî la présente à un Anglais. C'est fait ! le malheureux est pris, et il lui propose de l'épQuser.
Libri la trouve à son tour sur son chemin. Il était tout jeune, plus jeune qu'elle*. Ce fut tout un pour lui de la voir et de se rendre; il n'y avait pas du reste à lutter, c'était inutile.
Vers le même temps, Philippe Caëtani voulait se tuer de désespoir aux pieds de sa beauté triomphante et dédaigneuse 2.
Elle arrive enfin à Florence. Aussitôt le marquis Camillo vient tourner autour d'elle, comme un papillon que l'éclat de la lumière fascine 3.
1. Il ne faut pas la croire sur son âge. Elle raconte qu'elle avait vingt-deux ans et demi, quand Libri en avait vingt-trois. Libri étant né en 4803, quand il avait vingt-trois ans, elle en avait vingt-cinq. Plus loin (p. 251) après Tattentat de Fieschi, en 1835, elle écrit qu'elle a vingt-quatre ans. En réalité elle en avait alors trente-quatre. Elle ne parait pas vraiment tourmentée par un besoin de véracité extraordinaire. Il n'est pas bon pour elle qu'on puisse vérifier ce qu'elle dit.