‹ La situationChapitre 10 sur 12 · NU EN · texte numérisé non relu

NU EN

ien- sûr,” perspnne : n6 m'eccusere der nquer dé patriotisme ni dejustice, quand’.

firme que je regreite’ beaucou ue cer-.

{ pe q Ca

ccorder à d'autres du. départerme indien, Le ui cortaiñnemént méritent cetté confiance à ©.

n haut dégrés Sans Hatterie ni hésjtation, > dis qu'il. Y-a-dans.ce département/commo.

ans- les”autres, ‘des homimes -honorablés, évoués et intelligents qui font du mieux ossible, au. miliéu des difficultés sans

ombre; qu'ils rencontrent ‘dans l'accom-

plissement-de leurs dévoirs.. ' On a tortade jeter’sur les Métis, toute Ja:

responéabilité du souJèvement dés sauvages. .

L'alliance des uns et des autres est’ ntlu-

relle ét doit se’ produire indépendamment de toute toritative ad hoc. Ii ÿ-8.entre ces deux races .commpfinauté dé langago, d'éri- .

giné et j 'ajouterti , dé nrécomptes.

Dans la prairie et ‘dans la forêt, le. su

vage a reconnu ln supériorité du. Métis,

nes de la :

us

sans Ja jatouser, parce que c'était-son pas

rent ; aussi, dès que les Métis ont manifesté. dut méconténtement, les: sauvages, en. ont.

nécessairement, liré: uné coficlusion a- for-

iori, qui n'a'pas pu manquer d'avoirison .

effet. ‘C'est une des raisons pour lesquelles .”:

1 était si important de ne pas-s’aliéner

‘afection des Métis, mais, bien au coh-".

traire de se les ménager, comme intermé-* iaires efficaces. - ‘Non-seulement, les Te, naturelles les Sauvagps pour les M tis se son, mani”

nes

festées an milieu'de nos troubles, mais les différentes nations sauvages ont sonti naître cette sympathie les unes por les autres, Les Gris et les Pieds-Noirg se sant poursuivis, pendant ‘des générations, dune haine féroce, ILos' missigunaires avaient réussi à diminuer la férocité, sans pouvoir

‘détruire ‘la haine nationale, Aujourd'hui,

cette haine « fait pluco à l'amitié, Crow- Foot pleure là captivité dè Pound-Maker ot ile Gros Ours. La tribu entière des Pieds- Noirs donnait des signes''de ‘peines, quand

on lui apprenait la mort'd’un Cris ou d'un.

Agsinikoine tué. à la guvrre, le printemps.

dernier. : .

Ge seul fait a une, portée immense, 1 indique que les blancs sont devenus l'ennemi commun, le seul ennemi: : - °

Geci prouve aussi, qi'on faisait un calcul:

aussi faux ‘que cruel, quand on parlait d'armer les Pieds-Noiré cotitre les Cris, Ge procédé m'aurait en d'autre résultat que de vrocurer des armes aux uns et aux autres, pour l'anéantissement des blancs dans le Nord-Ouest. TT ee

J'ailu ces jours. derniers, quelques -réflexions qui-m'ônt paru bien étranges: C'était, faut-il le dire, des plaisanteries sur la pendaison des ns 2 à Battleford. L'auteur de ces ineptieS menacçait ‘ni plus ni moins- les” lidiens - du : Nord-Ouest de les. pendre lois, pour leur donner -una leçon efficace. ‘ Quo lé canon soit la dernière raion des Rois,” Cest déjibassez regrettable,

ais que dire de ceux: qui veulent que la:

tdo soit la première ruison de la civilisaon chrétienne vis-à-vis de nos sauvages, à -prenièro difficulté - sérieuse que noûs vonsavec eux! | S ° , Avant de torminer ces réflexions, je me rois tenu de dire qu'elle est pour les-sau- ‘ages, l'impression praduñe sur çux par es événements qui se sont déroulés dans e Nord-Ouest. Je ne sais pas encore, ce u‘ils pensent des exécutions qui viennent ‘avoir lieu, 1nais -je sais. Lien ce qu'ils pensent du inouvement de, pos lraupes.

Le Canada serait dans l'erreur, s'il croyait que les sauvages du Nord-Ouest sont .

terrillés, ét qu'ils ont une très-haute idéë de” nos armements; c'est tout le contraire qui a licu. Ce résultat doit étonner, mais, quelqu’etonnant qu'il soit, il a ses dangers ‘ et il est à jropos qu'il soit, connu, pour éviter des méprisés. :

“ “+ LOUIS RIÉL.

J'ai promis de dire ln vérité sans tergi- .

versation, aussi il me faut aborder le point : le plus délicat de la quostion de nos.trou-.

bles et parler de celukqni a étéle plus en évidence et que l'on “fit résumer toute la ituation. . . 7. * © Louis Riel. a été thois par les Métis ainme leur chef. Ils sont allés le chercher ur la terre étrangère ; ils l'ont amené au ilieu d'eux, sur les bords de la Saäskatche- an.’ Cette demande s'est faite par. suite e l'inutilité des efforts-tentés par les Métis

tr

et leursamis pour faire reconnaitre leurs + droïls. Les Métis, ne comprenant jus comment on s'ohstiriait à les ignorer, se ont persuadés qu'ils étaient joués par ceux .mèmes en qui ils avaient mis, jusqu'alors leur confiance, 7 Ils crurent que Riel étant des leürs, ayant ‘souffert avec eux et pour eux, mettrait plus de zèle à faire valoir «leur cause, et par rela même ohbtendrait plus de succès, Riel se rendit à Batoche, excité par les uns, sollicité par les autres, . il crut voir l'unanimulté entre toutes les sections de la population et persuadé par cela même, d'un succès facile, il commença une agitation toujours dangereuse, surtout au lieu d'une population plus prompte à l'action qu'avide de parler. .

Cette agitation développa de plus en plus le‘mécontement., Des monnces indiscrètes, des vantardises stupides #t des encuurageruents secrets cohduisirent les esprits à un ôtat d'excitation des plus déplorables, L'assurance qu'on enverrait une comnis mission ne fut joint acceptée: on aima mieux croire à une rumeur qui allait ä dire qu'au lieu de leur accorder leurs droits, les autorités envoyaient des fers pour le chef et du plomb ‘pour ceu1 qui le protégeraient.; cette conviction produisit le résultat qu'on devait en attendre.

, Les Métis songèrent à ln résistance età se defendre. Mal armés, sans munitions, sans provisions, its s‘omparèrent des magasins qui se trouvaient dans le voisinage, L'at taque inconsidérée faite contre eux, au Lac

sg Canards, fut une déclurution de guerre suite de ce drame sanglant occupe le nadu depuis plusieurs mois. Ce n'est eut-être pas le toinps de rectifier les nomreusgos erreurs qu'une publicité trop hâtive

accumulées autour de l'histoire de cette ”

ouloureuse période. Ce qui n'est que trop “erluin, c'est que des vies généreuses ont ité sucrilites ; la misère et la désolation égnent au milieu d'établissements naguère prospères. . - ..

.Des hommes respectabjes subissent une douloureuse condemnad criminels avec lesquels ils n’ont rien de:

tommun, et Louis Riel a été exécuté à Régina, le 16 novembre dernier. ’

L'opinion püblique s'est partagée sur ce

dernier événement, et en se partageant, elle .

s’est passionnés. :

En général, la presse anglaise approuve “ette-triste exécution, tandis que la presse rançaise la condamne, comme une cruauté inutile. -

Des deux côtés, il y u des exceptions.

& presse américaine ost unanime ou.à peu près, à considérer cet acte de nos autorités comme une faute politique. Je regrette extrèmement que des hommes dé qui on devait attendre mieux se soient oubliés jusqu'à vouloir faire peser la responsabilité le cette mesure extrème sur ceux mêmes jui étaient les moius capables de la, cou-

eiller.. —

Les. missionnaires ont souffert, mais les uissionnaires ne suveut pas crier ven-

n gu milieu de

en |

28 LA S TUATION

gvance. Les deux seuls qui ont été appelés en témoignage en cette cause, ont réndu témoignage dans Ir sens de lu défense:

Pourquoi jouet-on le rôle si indigne de recommenenr le procès de'l'infortuné exéeuté devant le public, en invoquant les témoignages des Révérends Pères André et Fournond, qui mis sous scrment à‘la cour, ont rendu un témoignage dont fn conclusion naturelle n'était certainement pas l'échafaud? On va jusqu'à torturer l'&ue si généreusomentaimante de Monseigneur Grandin, ‘en lui prôtant un rôle indigne de sa position et de son cœur. Et tout cela, ona l'audace de le dire, pour faire prévaloir la vérité !

Le gouvernement à laissé faire l'exécuttion, il en a donc la responsahilité, et c'es une indignité de vouloir la faire peser sur

d'autres, qu'on s'est hien donné garde 1e |

consulter à ce sujet. Pour ma part. un

observation de vingl années m'a donné dre :

convictions diametralement opposées à elles que l'on invoque. J'avais trop de raisons d'étudier dans ses moindres détails . les dispositions et les actes de mon infortuné protégé, pour pouvoir ne pas merendre compte de ce qu'il était et de ce quia pu le conduire à la voie déplorable qui a suivie.

[y a bien des années que je suis canvaineu.

au-delà de dx possibilité d'un duute, qu'à côté des brillantes qualités de l'esprit eL du cœur. linfortiné chef des Métis était on proie à time mégalomante el théomanie qui , Seules pauvent expliquer tout ce qu'il a fait jusqu'au dernier moment. Mes convictions

sont sincères, mais, on n'en peut conclure que ceux qui ne les partagènt pas, mañquent tons de sincérité, Les conséquences naturelles de mes convictions sur ce triste sujet, ugt été repoussees et jai vu disparaltre l'espoir que j'avais entretenu jusqu'au dernier moment. Mnigré celte déception, je ne me permettrai pas d'injurier ceux qui me l'ont infligée, Je ne désespère pas 8684 de notre pays, pour croire que nos hommes

- publics soient capables dese laisser inspirer uviquement per la haine et les lroids calenls qu'elle inspire.

Je ne sais pas ee qui s'est pussé duns le conseil de ceux qui nous gonvernent, mais je ne puis jus croire qu'ils ne se soient pas mis en face dn. leurs obligations, - Dans tous les cas, ils ont accepté lt responsabilité, et je ne veux pas faire naître on développer des embharras auxquels il est difficile d'assigner une issue favorable,

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