‹ La situationChapitre 2 sur 12 · TAN · texte numérisé non relu

TAN

mais qu'il m'était impossible d'appliquer ; ront les territoirea du Nord-Ouest, n'o acceptantanns hesitation lesimprescriptibleg pensé qu'à l'étendue et à la richesse d exigences du devoir,; ne pouvaut et ne vou. vastes doruaines dont ils entraient en po * Jant bannir de mun ‘cœur les uffactueuses session. Ils 'out pus compris ls situatio . sympathies de toute'ma vis; craignant à. parce qu'ils ne savaient rien ou presq :chaqus instant des complications, dont les rien de ce qu'ils avaient besoin de co “*autoritéä elles-mêmes ne semblaient pas ss naître, Les incertitudzs, les modificationd préoccuper, qüi ont été À deux doigts de so les contradictions, etc. etc, qni se tro! ,., Produire et qui auraient entraîné le pays: vent dans les statuts ont une, preuve: & à entier dans'une ruine complète ; ignorant , dente de mon assertion. Undes plos grav les moyens matériels, . qui pourraient être, inconvénients, c'est que les autorités, pa D * mis à contribntion.et c'était la clef de la si-. geant les préjngés des provinces entièred * . tuation, puisque quelques centaines dè car. ‘‘ont pénétré dans Je:Nord. :Ouest, avec LE à “Ebinés et’ queïques . mlliéra. ‘ds. cartounches., défiance contre tons cenx qui gy trouvaient” 4 pouvaient ( consommer notre. ruine je? le on le connaissaient. : On.s’eet cru ëm pos L te Are ph répète, j'ai souffert plus- que ‘je-ne' puis le? session d’un pays. ordinaire, tandis, qu'au dire |: “Non, le public ne saura jamais ce. ä contraire on arrivait, dans un pe que j'ai, ‘enduré, : «ni quèlles Japprehensions, : + ment'iiconnn. ‘7% é j'afeues:: .‘r"" ia at :snéiinf: Cette ignoranca’ n'edrait pes ‘êts com: De’plus, je suis conva en, que:tout ”ce -plète si .on avait voulu prêter une'oreille. te qui s’est produit, - peut 8e. renouveler. etattentivé aux informations ai ont gt6 rs s'augmenter de toat cs que ‘ai craint ‘dans * données. ‘. "2" èr " cr Se: le tempas- Sous l'empire’, de.cette.convic. à." Des hommes” distingués par leur carac®. ation, je viens conju:er. tons les, hommes. sé satère,: leur. position et leur expérience ont Se rieux qui ont À cœur le bonheur et la pros-: “tonté, à maintes reprises, .de donner des &: périté dernotre, cher Canada, -de réfléchir suggestions et des renseignements’ utiles ; Sr UE , les, causes qui ont amené! 208 malheurs. ;,0n À, presqu ’invariablement + re usa6" tout : à ce qu'ils désiraient faire coënsître.’ On »’a : " ‘ # rien accepté, en dehors des données ‘four’ “Des. * esprits. hélas ! ‘trop. Supertoiols” “où }. nies per: lea documents, préparés dans les, .: trop intéressés pour se livrer. à un examen offices du gouvernement et je regrette ‘de le ? sérieux .et-impartisl ‘de nos difficultés,. dire, souvent ces inforinations auraient dû- ‘croient avoir satisfait à leur devoir de ci-. être les saules reponssées. l Ê toyens en s'écriant: ‘c'est Riel qui est la Le. ro . cause de tout le mal, c'eat lui qui a tout |. Employés pablies £' Ÿ : fait; ila. payé de sa-tôte, maintenant Je” "Cette première cause de nos difficultés se. * pays est en sûreté.” Cette explication est lis naturellement avec une seconde, Je . tellement déraisonnable que, si elle était viens de suggérer l’idée d'hommes en office. TS acceptée, ons pourriens nous attendre à Je dois, sans doute, ä la justice de dire,: de nouveaux trouhles, dans un avenir pro. que quelques-uns de ces hommes étaient ‘ chain, Le récif sur lequel va se briser une” qualifiés pour les fonctions plus où moins embarcation n'est pas la seule cause du‘ élevées suxquelles ils étaient appelés, mais, naufcage.. Le mode de construction, Ja hélas ! il n'en & pas été de même de tons. . violence de la tempête, l'insuffisance ou la. On a confié ‘des emplois mème importants . faiblesse de l'équipage, l’ighorance ou l’in-“" à des officiers'qui n'avaient aucune des . <urie des pilotes, en un motl’ensemble des qualités essentielles à 1 ’accomplissement de circonstances dans lesquelles s’accomplit leurs devoirs. Dans mon humble opinion, le le navigation n'est pss étranger au désas. : il en sera toujours ainai tant que toutes les F “tre qui se produit sur. un écneil.. Quand Vnominstions s6 feront” exclusivement .au A Sn. bien même on ferait sauter le rocher, sui" ‘point de vus des partis politiques. * Tout D lequel" vient de se briser l'Afgoma, .on ne! en nommant des hommies indignes onenn mettrait pas pour cela la nâvigation du ‘so, écartée on laissés dans l'oubli d’autres émi-! “*! Supérieur à l'abri de tout: péril. C’est donc 2emment aptes et cela tiniquement parce s'avengler on vouloir aveugler les autres, ‘qu'ilya cing, dix ou quinze dns, ils étaient … qua de rejeter sur un seul, des causes 1e : Épsnousr au tous. KES He

prononcées à leur sujet, par Lord Dafferin,- Le. colonel Wolaæley avait . traité ke

. en son discours d'adieux à Manitoha, le 29 Métis de ‘* bandits at do Jâches. ?” Cote : septembre 1877 : : “Il n'y e pas le moindre stupide asaertion (c'est l'appréciation qu'en." ." ; doute qu'une Jarge part des bonnes ‘dis. a fait le ministre de la milice d'alors) a Et ## positions, qui existent ontrs les Peaux fait son chemin. Un gran nombre. de S u.68 : Rouges et nous-mêmes, est duo à l'in. journaux l'ont répétée, les officiers de tous ‘i fuence età l'action de catte-inapprécia. grades s’en sont inspirés ; et au lieu| de réble classe d'hommes les Métis habitants rendre aux Métis la justice à 2 quelle, ‘ils cet pionniers de Manitoba, (vifs applau- avaient droit,.on en a souvent Bu) Es

‘“t dissemeñts.). qui. combinant, comme ils leur égard' les prescriptions les plus 18. ; tele font a vigiieur, la force er Vaour des mentuirés.=-An” lien ‘de Jes-traiter come : | 24: sventares, naturel ‘au: sang indien qui: des gentilshorames traitent tont le moride, fAcouls, dans leurs veines, aves-le civiliss.’. on's'est permis leur ‘égard des grossière. 4 tion, “Vinetrnction er la force, intellec- té et des insolences ‘capables’ de tiener les. Q telle” qu'ils'-tiennent de. leurs ‘ancêtres . susceptihilités les'plos légitimes.” Un rude: ‘ | paternels? ont proclamé Vévangile de la. ét dédaigneux: Z dont talk french, a sou. . ‘fpaix, de la bonne volonté et du respect. vent été l'unique réponso À des deroandes ‘emutuel, ‘avec.des résult. its, égaloment . légitimes. On a oublié qu'étant les enfants se avantageux au chef sauvage dars.sa loge" du eol, ils ayaiant des droits particuliers, * ÉL& ot an colon, dans son chantier... (Applau- . Si au moins, ou avait voulu se Zéuvenir “4e dissements reuou7elés.) Ils .ont été les:. qu'étant le lien nature), les ‘intermédiaires : tt Bts ambassadeurs, entrè l'est'ét. J'oueat, les les plus efficaces entre les: sauvages. eb les. +. EE £ interprétés dela £ civilisation : ‘et de ses. blanes” leur concours était comme néces- Ka 3 exigeances vis-à-vis de ceux qui habitent saire !'’Au lieu do se- rappeler ce que dit TE Je prairie, tout comme a ont dit aux Lord Dafférin et ce qui edt vrui, ‘en par. blancs, ! ‘qu'elle est la considération juste.. lant de is paix qui régnait.dans le pays, où .,-*. ‘ment dus aux susceptibilités, à. l'amour a invoqué ane prétendue Canadian: Polieu -. *- ‘*4f propre si sensible aux préjugés, a désir arith the Zadians, qui n'existeit que dans - ‘finné de justice de le race geuvages. (Ap- l’imaginstion, puisque, en réalité, le Ca .":* plandissements contiunes.) De. fait, les nada ne fait que d'entrer en relations avec 5, #* Metis ont fait pour Je colopie.ce qui ne n.s sauvages. Les tristes événements de } ; ü ge serait pas accompli sans eux; is ont cette année prourent ‘jusqu’ "a l'évidence, . “établi entre la population blanche et que ce sont les Métis qui maintenaient les u ‘indienne, des seutiments traditionnels de tribus indiennes daus Jeur attitude pacifi. “bon vonloir et d’arnitié, qu'il n'aurait que. A la première rumeur de rupture en- Hs pas été possible d'établir sauseux. (Ap- tre les Métis et les autorités, les saurages su plaudissements J .. - se sont soulevés ; . ils se soulèveront encore N2t, Si les paroles ! précédentes sentent été. si des circonstances anälogues ss reprednimieux.comprises, si la:-ligne de conduite” sent. AE . “qu'élles"semblent ivdiqner. avaitétésaivie, ‘ Quant à la question ‘de-la prétendue à. : le pays n'aurait jus eu à déplorer les maux cheté”des Métis, je crois qu'elle neté réso. . .* qui sont venns foudre sur. Ini. Quand Lord lue amplement { Après ces reflexionsetce ‘ ï ct Dafferin a visité. Mouitoba, heureusement qu'il a déconnn officiellement, 1l m'est im. -+"R°-pour l'honneur, des “Métis, sil: D'yavait. pas. possibie d'exonérer les antorités de toute HE da. chars” palais”: "Sou Excellencé a dû: goyi* responsabilité, ‘Depuis quinze ans, on su- {'#iger coma: ‘on voyagenit hlors. et. tont natu- raît df fahe autrement qu'on n'a fai Je .rellémept, il, a. TOyagé . avèc âes Métis. le répète, je ne suis, pas bomme de parti

de: Avec eox;-il a parcoaru Ja prairie, ila’tra. politique, mais je crois que les d.ux partis «ir versé k forêts D e connu la charrette et le out leurs responsabilités. On aarait dû et on aurait pu‘prévenir les troubles, Que

al nn à l'avenir: HE Les négation ax nd souviene gu “le ne éont pas les el cou- .Oa's. er Les banquettes ministérielles « sont

r:. que den. Sinistrés de pes

«is eu

ie :

lors mêne qu'il u'ast qu'on 3ot où un fit ; ceux) qui sont mieux que lui contrabalan- ‘7° centiles inconvénients que seul il ferait - pattre. Dans le désert ou la prairie, c'est ” “bien, autre chose. L'incapacité d’un fonc. tionpaire est d'autant plas saillaute qu'il gst isolé. Il n'y a point le moindre douta,

, que fi l'on veut bien gouverner ls Nord- “ Ouest, il faut être très particulier sur le - choix de ceux snquels on confs des em.

< plais. Une’ qualification : indispansable *, pour eux tous, c'est d'être polis ét symips- “thiques envers les natifs et les colons. Un . bon.procédé. une parole aimable, suffisent

pour éloigner on faire taire un mécontentement. L'autorité ‘a. besoin d'exercer ‘un

::. prestige et c'est une erreur profonde de

croire qu'on en impose par la grossièreté et l'arrogance ; ces procédés an contraire, font beaucoup de mal at dénotent nne ignoran- “‘ce plus grandé que cello que l’on croit être l'apanage exclusif des illettrés. -

Te Fr. Us pros tt

Une autre cause ds nos diflichltés est ve- ” nue du mécontentement des nouveaux co-’

4 "Le malheureux boom (fièvre de spécula.

tion) ds Manitoba a anssi saisi le Nord- "Ouest dans ses étreintes. Bien des gens ont vu dans ce pays la terro promise aux - avides de richesses, avec ou sans travail.

Attirés par ces sédactions, bien des gons sont partis pour le Nord-Ouest, Le paya n’était pas encore prêt À les recevoir en, . nombre. Ls fatigue, l'ennui, l'isolement, les } Contre-temps d'autant plus sensibles … qu'ils étaient imprévus, furent le résultat : d’uns immigration trop hâtive et commen.

+ ‘cèrent la série de déceptions, dont on vou- . Jut faire peser touts la responsabilité sur le ", gouvernement... Les fautes véritables firent Ï croire aux fautes imaginaires. "De là, nne “disposition Fnaturelle, à un'mécontente. ?

ment’généraL-. Pour se Venger on eut recours à ‘des’ procédés regrettables. Les 2" plus brillantes espérances étaient décues. La fortune rôvés ne venait pas. Les diff.

.cultés réelles et nombreuses d’un nouvel, “.établissement,.an milisa de la solitude, l'absence do là familie, l'inquiétude de l'avenir, tout cela augmentait. le mnlaise.

Puis vinrent-les gelées précoces.‘ ‘Oh !que » ces gelées ont fait de mal aux gouvernauts -"et'aux gouvernés ;‘sans le dire on agit comme si on en tenait les autorités respon.

sables, On s’indigus, on fit. des assem-.

Ÿ ; blées nombreuses et fréquentes, on dépensa : #tont ce que l’on sait dépenser d’éloquence

um N

dans na pays conatitutionnel ;an na voulait pas da.révoite contre l'autorité, mais on vouluit une évolution quelconque ; "fa.

gitation d'abord raisonnable, prit bienMit .

une autre forme. Où fit des suggestioÿs plus ou moias hardiss ;on savait qu'il y ennvait d'antres qui parleraient moins, mais qui agiraient plus. -

On ue voulait pas l’effusion du sang, mais on désirait ardemment l'easion des écus du trésor public. On no pensait pras qu'en semout le vent ou récolte latermpête.

La chose est tellement vraie, qu'à présent ?

que la temnête est un peu calmée, et quel...

que violente qu'elle ait été, il est bon zombre de colons qui dissat: ‘Après tont, nous y avons gagué,.il nous faudrait quel. .

que’ chou ds semblable fous. Les dix ans, nous etions ruinës.et les affsires su raniment.” ‘ Anssi tonile monde est d'une loyauté à mettra au défi, colls de jeurs:

Altesses Royales clles-mêrhes.: Oh! misdro des bassesses humaines, il eut dés gens qui.” ont poussé à la rébellion, qui se réjoniscent °

‘.. des avantages matériels qu'ells leur 'a pro.

curés et qui, pour dissimuior leur joie, sont : les plus ardents à demauder vengeau-s et-° à parler de loyanté, Le gouvernernent doit conuaître ce que je viens de dire, : ot il est bon que le pays entiir le'sach® afin que chacon, porte sa part de responsabilité,

D'un autre côti, qu'on na 8s méprenne pes sur la portée de mes assertions. S'il y a des colons qui ont joué uu rô'e indigne en tout co qui a eu lieu, ce n'est que l’exception. Le grand nombre da ceux qui se sont plaints se sont contentés defaire valoir leurs réclamations, I! y a tont lieu d'espérer que la confiiucs renaîtra et que si les géléss précoces n# les éprouvent pas trop, la prospérité sur laquslla ils out compté sera leur partage. ‘Je crois d'autant plus facilement à ce retour de Îa prospénté que l'expérience me persuads que la bonne Providence a tonjours en réserve un dédommagement proportionré aux malheurs dont elle permet que nous soyons frappés. Da.

puis quarante ans que je suis dans le pays, bien des fois les choses m'ont paru assumer nn sâpect alarmant et chaque fois, les causes mê.nes de nos alarm+s nons*ont pro-" curé des avantages inatt:ndus. :

Ea parlant des troubies du Nord-Onrst, la pensée s6 porte naturellement Sur. les

, Matis et cette pensée .à le ‘double réenltnt'”

d'exciter le mécoutentement chez les aus et les plus ardentes sympathies chez les autres, Tous ceux qui me connaissent savent que j'aime la population métisse. ' Je ms ran..

gerai toujours du côté de ceux qui sympathisent avec elle.” Avant de parler de la part, prise par les Métis, daus les troubles

- du Nord-Ouest, je veux citer ici les paroles : | : ,. .

s . CE

singe a

ss

re'igieux, les périnétios, les chances et, 163 succès d’une chasse qui n'u jamais eu de parallèle ! ‘

, I fant avoir connu ce flâueur à qui l'a. “bondance permettait de passer presque 7 toute 8a vie dans une oisiveté À laquelle le caprice seul offrait des variétés, Oui, il fant avoir vu.tout cela et voir Je sanvage d'aujourd'hui, tratnant sa misère ; privé de ‘s0n incomparable indépendance ; dans un - 6tät coûtinuel de gêne et de derñi-jélne,;

: ayant ajouté. À ces vices les dégontantea : conséquences” de l'immoralité des blancs | %t IL faut avoir vu tout cela, et l'avoir, vu sous l'inflarnce :de Ja, sympathie,- pour

comprendre tout ce que souffrent les Sau- :

.vagss dujonrd'hni. ‘nr

cs Qu'on ne parle pas des ‘traités comme compansation à ce changement, . Ces trai.

. tés, le. sauvage sans culture ne les a pas “compris."+ Il en a compris la forme, si vous voulez, mais il n'en à pas saisi la portée, -par conséquent n’en a pas accepté Jes conf

ont .

Let ceux qui ont fait des traités en son nom,

"n'ont jamais compris enx-mêmes ce qu'ils re faisaient, dans ce sens du moins qu'ils 435 n'ont jamais su quelle position inaccep.

246 bttable ils préparaient aux Sauvages, ‘en

"| maintes circonstances. Aussi, volontiers; gr "je dirai, avec Son Excellence Jo Gouver.

pi "+. neux-Général : ]1 ne fant pas être surpris

.“* de voir ces pauvres Sauvages se livrer de - - ** temps à autre à une sorte de désespoir. ” x Les pusstoïciens ne pourront s'empêcher : ” de dite que cés Sauvages ont “an droit , : moral à un traitement équitable. ”

"C'est plus le temps que jamais de penser . Faux fautes qui ont été commises À Jeur égard. °On lesa laissés en proie aux sé- ‘ ductions d'hommes d’ane ifnmoralité ré-

Le

MU Let .

-Dans d'autres circonstances on a dépouil. .

‘ léles Sauvages de la pitance qui leur était * iassignée, où on ladeur a. donnée de plus mauvaise grâce qu'on ne seré un chien. On

ts a dit blanc.et noïr quand cs n’était ni J’on

festimportant de faire nn.choix judicieux Cs choix, je suis -heureux "dé st.ce qu'il doit. être ‘en’ maints + ls conséquence c'est que: là, satisfaits et la

on eme 5 à set

Conque:

Je dire. \

De les

go 1884, que tel individu les éraiait com

je je ne puis avoir de donte, m'a assuré À sséquences. Je dis plns, le gonvernement “nas chyñs, et ce dernier anssi à été tué

‘vage a reconnu la supériorité du-Wétis, 7?

‘de'caux qui.ont à exercer une autorité qnel.rent ; aussi, dès que les Métis ont-madifesté *

gouvernemen* tt ss

Bion, Absolument rien ne peut atténus.

Les masacres du lag La Grenouille, c'e mème ons jendimalits exagéréæ que de vouloir blimer le gouvernement d'avoir laissé exécuter les auteurs de ces forfaits.

Jè ne.veux donc nygllement justifier les Sauvages, mais puisqu'il est à propos que la vérité-seit connue, et au risgne d'éton.

ner beaucoup, j'affirme que ces massaeres n'ont pas été sans provocations de--moins éloignées. J'invoque le témoignage d’une des victimes elle-même, Le Révd P. Fa.

fard disait,à un de 8es confrères qui me l'a répété :: Un tel est d'une brutalité indigne : envers les Sauvages. IL se fera lucr en° .

quelque jour. Celui dont il était question a été tué et deux générenx missionnaires ont; augmenté le.nombre des victimes, ‘qu’ils voulaient protéger, Ÿ + ‘* Na © Un gentilhomme, contre la véracité dn.

moi-même que des Sauvages lui avait dit.

paf un dés Sauvages qui se plaiguaient de + lui. Je dis ces choses, si pénibles à dire, "| parce que Îles deux cas que je cité ‘ne sont

pas Îles seules exceptions aux bons traite.

ments auxquels ces pauvres gens ont un droit moral, et je le dis, puisque je parls pour l'avenir encore plus que pour le passé,

LES'METIS

Bien sûr, personne ne m'accussrn de manquer de patriotisme ni de justice, quand j'effirme que je regrette beaucoup, que certains employés n'aïent pas été ci.

gnes de la confiance’ que je suis si heureux de véir accorder À d’autres du département iudies, qui certainement méritent cette confiance & un hant dégré. Sans flatterie ni hésitation, je dis qu’il y'a dans ce Géparte. ment, comme dans -les autres, des hommes honorables, dévoués et intelligents qui font . do mieux possible, au milieu des difficul.

tés sans nombre qu’ils rencontrent dans l’accomplissement de‘ leurs devoirs, :

* On s#'tort de jeter sur les Métis, tonte la ‘responsabilité du soulèvement des sauve.

ges. L'alliance des uns et des autres est naturelle et doit se produire indépendamment de tonte tentative ad hoc. 1] y a entre ces”. ”” deux races communauté de langage, d'ori- , gine et j'ajouterai de mécomptes. - Dans la prairie et dans la forêt, le sau. #,.

dn mécontentement, Jes sauvages ÿnont D nécessairement tiré une conclusis “ ! , tiori, qui n'a pas pu.man— |

effets, C'est pre

sans la'jalouser, parce ‘que c'était: son pa- -

Couronne ont .pu affirmer “officiellement qu'il ne s'était jamais fait de démarches en faveur des"Métis soit par eux-mêmes, soit “x par leurs amis, mais d'un autre côté, il est aussi bien pénible de sevoir que’ les voix “isolées qu: se sont fait entendre dans les “deux'chimbres da notre Législatare, n’ont pas trouvé.un appui assez iüffleat pour EL" de FF forger à Vétade approfondie de la- situation #'et desr (moyens de remédier à ce qu’il y avait ds défectueux. Dire qu'il n'a fallu .

.. tien“ moins que l'effusion au sang et la : © dépense de millions, pour faire comprendre “à ceux qui s'ocsupezt de la chnse publique, “à quelque titre qne ce soit, que noc-seula-, ment le: Nord.Ouest est un vaste pays, -mais.qu'ily a là.de vastes questions: so.

| “ciales qui sont loin d'avoir reçu nue solu- ". ton satisfaisante | :

- Ow parle beaucoup de la. puissance de la Fpressa. , C'est en st nn très puissant le.

--vier. Mais les aborigènes de ce pays ont le éroit de se demnader ai tous les organes de a publicité leur ont été utiles. En Ca.

“nada, règle géuérale, les journaux se rédigent au point de vre de l'intérêt des partia politiques. Les uns atraquent l gouver.

nepent saus la modération nécessaire pour prodcire nn bon réstitat. D'aut tres, au contraire, le louent avec uns ardenr encore plus regrettable que 1ss sttaques. Dire .qu'anjoërd’bui, il y.a des journaux qui pour déplacer la respousabilite venlent rer.

", dre le vénérable Monseigneur Grandin, ses - dévoués missionnaires et moi-mêmn res.

ponsables des fautes commises À l'égard des Métis ! =: - Ces assortions ridienles et mensongères font plus dé tort qua de bien À ceuz que l'on veut servir et par suite, sont très-dom- -mageables aux intérêts pabliques. .

see tte Lei ‘Sauvages RC

En commençant ‘à perier des’ Métis j'ai “été heureux d'invoquer, en leur faveur, le témoignage da Lord Dufferin,

Eu perlant des sauvages, j'épronve œne joie analogue, pu:sqn Tu m'est permis de

* citer les paroles d'un autre représentant de ”

‘ votre Gracieuse Sonveraine. Le Marquis :

de Lansdowre a voula voir les sauvag=s,

: leur parler, ‘les entendre et voici les nobles

* “paroles, que ces. conversations : Jui ont ins-

pirées, d'après la traduction que j'ai sous

‘ lesyeux : # Il est'impossible de rencontrer

+. ff ces pauvres gens etd’entendre leurs dires, ‘

ST 56 gans ressentir une vive sympathie pour

fe ex: vû, la situation actuelle où ‘ils se.

: y went, Ils sont les habitants origi-

“es le ce continent. Ilsse conside.,

fmes,:et non sans raison, :

“sens du:s0l,

+ Tm.l

De

“ où pauvres Sau7ag?s, maintenant que le é bufla, de : existence duqrel dépendait

“leur Propre existence, depuis nombre .

‘d'années, est presque complètement dis.

‘parn, so livrer de temps à autres, À une ‘# sorta de désespoir, celn, surtout lorsqu’ îls “voient, comme ils le disent eux-mêmes, les .f* blencs s'enrichir d'énuéa en: année, et ‘ffeux, an contraire, devenir .de plus en - ‘6 plus pa *vres. Ce'n ‘est pas. ici l'endroit € de discnter la question du titre qu'ils ." prétendeut avoir-anx torres du Nordle Onest, La valeur de cr titre, ne se ré- ‘same pas tant à une question légale, “qu'à nn droit mural gae jossèlént çes *€ panvres gèns, de rece voir un traitement «e équitable de cenx qui ônt répandu dans

‘ce pays, le’Hot irrésiatible de la civilisa.

‘tion, devant leqtel ces races’ primitives out dû céder le pas et reenler, °

Ces paroles ont été prouovcées par le.

Gouvernenr.Général à Wimipeg, lu 22 oc.

tobre dernier J'aieu le plusir de los en.

teudre. L'émotion de Son Excellence était si profonde qu'elle so trohissnit dans a voix. Ces paroies si syinpathiques furent vivement applandies, lutelligint qui a Compris la gravité d'une question” et l'homme de cœur, épris d’un généreux enthousiasme pour des tres hu.

maius que, notre civilisation tant vantée ze sait que reculer en attendant qu'elle les détrnisr,

Les sauvages ont eu leur parë aux troubles. Les una par de Gruels massacres, dont rien ne peut pailier l'horreur, les autres par une attitude resrettable sans doute, mais picines, à certains points de vue, d enseignements ire portants pour ceux qui savent réfléchir er sentir. <

Les sauvages du Nord-Ouest ! Voilà nne classe d'hommes: bien ‘peu comprise du peuple Cauadien en général et qui ne le Sera Jamais entièrement qne var ceux qui parlent ! eur langue, qui ont vécn avec enx et qui leur ont voué leurs symenthies, Ja.

mais le Canada re saura euelie épreuve, il -

“fait subir aux fiers enfants du désert, en les perquant sur des réserves pour souffrir les angoisses de la faim et’ dévorer les ré.

pugnances d'ane demis captivité,

. Àl faut avoir vu l’indomptrble sauvage |

5e dresser au’ milieu des immenses prairies; se draper avec complaisance, dans sa demie

nudité ; promener son regard de feu eur deg horizons sans bornes ; *burer uno at-.

mosphère de liberté qui ne se.touve nulle part ailleurs ; se comlfaire dans une sorte dÀ royanté qui n'avait ni les embarras de

1 richesse, ai la espoussbilité jet di. ‘

gnité {°

f . fout avoir vu cet ile” Ha ny cet

On voyait l'homme

douloureuses condamnation Au milieu de criminels avec lesquels ils n'ont rien de commun, et Louis Riel a été exécuté à Régins, le 16 novembre deruior.

L'opinion publiqne s'est partagée sur ce dernier événement et en ss partagéant, elle s’est passionnée, :

Eu général. la presse anglaise approuve cette triste exécution, tandis que la presse française la condamne, comme une cruauté ‘inutile. ES

Des deux côtés, il y a des Lexceptions. La

presse américaine. est unouime, ou à peu,

près, à considérer cut acte dé nos autorités. comme une faute politique. Je regrette extrêmement que . des hommes, de qui on devait attendre mieux, se soient oubliés . jusqu'à.vouloir faire parer Ja responsabilité

* de cetta mesure extfôme sur ceux mêmes qui

étaient les moins cap#btéhiôs 1x œuseiller, 1 , Les missionnaires ont sonffart,. mais les -. .missionnaires ne savent par crier vengean- + ce, ‘Les deux sénls qui out été apprlés en

:témoignagea en cette “cause, ont: rendu

témoignsg»s dans le sens de la défense.

Pourquoi joue.t-on le :rôle si indigne. de.

recomuencer je procès de l’infortons exécuté devant le public, en invoquant les témoignages des Révérends Pèrv André et ‘ Fourmond, qui, mis sousserment’à l.çcour, ont rendu un témoignage dont la conclusion naturelle n’était certainement pas l’écha.

- faud ? On va jasqu "à tortarer l'âma ei généreusemeut aimante de Monseigneur

” Grandio, eu lui prétant nn rôle indigue do sa position et de son cœur. Et toat'cela, on a l'audace de le dre, pour faire préva- , “loir la vérité.

.Le gouvernement a laissé faire l'exécntion, il en a donc la responsabilité et c'est une indignité de vouloir la fuire peser sur

- d’actres, qu'on s'est bien donné garde de,

.*.. servation de vingt années m'a donné des £ x convictions diamétratement opposées À cel. ,

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