L..ysons d'étudier dans ses moindres détails
- les dispositions et les actes de mon infor. —…tuné protégé, pour pouvoir re pas me ren- ‘dre compte de ce qu'il était et de ce qui a
pu le conduire à la voie déplorable qu'il a sui.
vie. Il y a bien dès années ‘que je suis con.
: vaincu, au-delà de la possibilité d’un doute, .
"qu'à côté des brillantesqualités de l'esprit et k « dutœur, l'infortaué chef des Métis était en ,
- proies à angrmégalomante et théomanie qui.
seules peuvent exuliquer tont ce qu’il a fait" Na ‘jusqu’au dérnier moment. Mes convictions
‘que ceux qui ne les rartagent pas, man- F quenftous de sincèrité. Les gonséquences,
: natureïleg" mes convictions( sur,ce triste patriote dans la crise de r histoire d’ une na —° fon. “-
: sujet, onts-'* poussées 1 ai vu dispe-
. consnlter à ce sujet. Ponr ma part,nne ob.
.les que l'on invoque. - J'avais trop de rai.
sont gineèreë, mais on n'en peut conclure.
raître l'espoir que j'avais entretentis,
qu'au dern ier moment.
Malgré cette de ceptiou, je no me permettrai pas d'injurier
œux qui we l'ont inflig'e.
Je ne disespère pas assez de notre pays, poar croire que nos ho:nmes publics soient capables de se laisser inspirer uniquement par la haina et les froids calculs qu "elle
Juspire.
Je ne saia pas, ce qui 8 s'est passé dans lo conseil de ceux qui nous gouvernent, mais jo ne puis pas croire qn ‘ils ue se soient pas mis en face de leurs obligâtions. Dans tous les cas, ils ont'accapté là responsabilité et jo ne veux pas faire nafsre ou développer:
des embarras auxquels il est difficile d'assi.
guer uns issns favorable. .
"Ax citation danger: ‘ase
Je ne -dissimnlerai pas’ que là douleur quo j’éprouve depuis la commencement de. nos troubles, au lisu d’être ollégée a été.
de beaucoup augmentéa depnis trois semai- ‘ nes. Je ne fiis aucune allusion à un mou.
vement qui ne scrait que politiqno et enfermé daus jes Jimites déjh si larg's, de la corstitntion. Que ceux qui ont un vote à
donner soit Gars les enceintes parlementaires, soit sur Les hustinus, que ceux Jà pèsent tout dans l’intime de leur conscience et dans la balants de l’omour de leur pays et qu'ensuite ils votent suivant lens convictions. C'est leur “droit, c’est leur devoir,
À côté de la queStion purement patitique, il y a une question sociale à laquelle ja suis trop étroitement lié pour mo ré-oudre À
garder le silence.
Je ne crois pus avoir besoin de dire que - La provinces qui m'a vu naître a gardé tout mon cœur et je n'ai fait qu'étendre le cercle da mes aflactions, en .assiuilant le pays da mon adoption à celui, de ina naissance, Donc, tout ce qui tonche Québec, tout ce qui toache Manitoba et le Nord-Ouest, tout cela me touche vivement, :
et c'est pour cela, qu'en facs d’une agitntion qui ne peut pas être sans dangers,, je prends laïliberté auasi réspectueuse qu'affectuense de dire à mes amis de ne pas 88 laisser entraîrer daus nn mouvement qui peut leur être très: préjudiciable à euxmêmes et à la cause qu “ils embrassent avec,
‘j'aime mon pays. :
tant de générosité.
Au milieu de tout ce Qu s'est dit ets” est écrit depuis trois semaines, j'ai aümiré les ‘nobles élans d'an généreux patriotisme.
Cependant pour être sincère, je dois avouer
“que j'ai déploré bien des élans, qui, dans,
mon liumble opinion, ne sont pas.l'écho du même sentiment où du moins ne révèlent pas la prudence extrême qui s'impose au vrai
at tiun des Métis, mais, bien au vontraire dev les ménager, contre iatormédiaires vlicaces,
Mouseutement, les syingathiss uasurelies des Sauvages pour les Métis se sont mani.
festées au miliau de nos troubles, mais, les différentes nations sauvages ont senti aitre cetto sympathie les unes pour l:s aures...
ÉLes Cris st Les Pieds. Noirs se sont pour.
-snivis, pendant des générations, d'une haine féroce. Tes missionnaires avaieut réussi à diminuer la férocité, saus pouvoir DES détraire In haine nationule. Avjourd’hri, , ,cetta haine a.fait place à l’amitié. Crow. .* « Foot pleure la captivité de Pound-Maker et . de Gros. Ours. :La tribu entière des Pieds-
Lan
00 lai apprenait ln mort d’un Cris où d'an
dernier, ;
+ Ce seul fait a une ; portée i immense, fi in- N dique que les blancs sont devenus l'ennemi Dr commu, de seut ennemi. :
; Ceci pronve aussi, qu'on faisait un cale No “eal acssi faux'que cruel, ‘quand on parlait
d'armer les Piads-Noirs contre les Cris. Ce ., procédé n'aurait eu d'autre résultat que de procurer des #rmes aux uns et aux autres,
pocr lJl’anéantissement des, blaucs dans le «+ Nord-Ouest.
+ J'ai luces jours derniers, quelques ré.
+ flexions qui m'ont paru bien étrangrs. C4.
tait, faut.il le dire, des plaisanteries sut la 1 pendnison des sanvages à Battleford. L'’auteur de ces inepties meunçnit ni plus ni moins lea Indiens du Nord.Onest de des ‘pendre tous, pour leur donner une leçon efficace. ‘Que lu canon soit Ja dernière raison dés Roïe,” c’est déjà assez reprettable ; mais que dire de ceux qui veulent . Que Ja corde soit la première raison de la A'civilisition chrétienne vis-A-vis de nos -’auvages, à la première difficulté sérieuse , que nous avons avec eux |!
Avant de terminer ces réflexions, je me crois tenu de dire quelle est pour les san.
vages, d'impression, produite sur eux par , les évènements qui se sont déraulés dans le Nont-Ouest. Je ne sais pas encore, ‘ce "qu'ils pensent des exécutions qui viennent . d'avoir lieu, mais je sais bisn ce qu'ils pen.
sent du monvement de nos troupes.
. Le Canada -serait “dans l'erreur, s’il -croyait-queles sauvages du Nord-Ouest sont =% errifiés et qu'ils ont une très-haute idée de "eos armements ; c’est tont le contraire qui - ‘alien. Ce résultat doit étonner, mais, .. quelqu’étonnant qu’il soit, il a ses dangers 7 -etil.est À propos qu'il soit .SonEt, pour
DA méprises. u
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Noirs donnait des signes de peines, quand.
‘ Assiniboins tué à la guerre, le printemps
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