AMNISTIE
Avant de prendre congé de vous, encore un mot qui, bien sur, ira à vos sympathies comme aux miennes. Sans doute qu’il ne nous est pas possible de rendre la vie aux morts ; mais il nous est peut-être possible de rendre la liberté aux prisonniers. Demandons grâce pour tous les prisonniers politiques, demandons grâce pour tous les Métis que l’insurrection a conduits au pénitencier, à la prison ou à l’exil. Demandons grâce pour les pauvres sauvages qui ont pris part à ce mouvement insurrectionnel, sans tremper leurs mains dans le sang des victimes du meurtre ou de l’assassinat. Je crois pouvoir assurer que cet acte de clémence, au lieu de provoquer des divergences d’opinions, rencontrera l’assentiment des hommes raisonnables de toutes les nationalités et de toutes les croyances.
►ï* ALEX. Arch. de St-Boniface.
Saint-Boniface, 7 décembre 1885.
Imprimé par C. Dakvkai;.