RE — D ER PS
L’échec de cette entreprise dans laquelle la province est si fortement intéressée, sera dû à des hommes comme l'honorable député de Montmorency qui fait tout en son pouvoir pour ébranler la confiance publique sur l'état financier de notre pays.
Presque tous les pays civilisés du monde ont de temps à autre eu recours à la conversion, afin de diminuer le service de l’intérét sur leurs emprunts antérieurs et de hausser leur crédit sur les marchés monétaires,
En suivant une politique semblable, nous n’avons eu qu’une chose en vue, qui est de diminuer le fardeau dont notre budget est grevé, à la suite de nos onéreux emprunts contractés par nos prédécesseurs en Chambre. C'est une idée patriotique et féconde. Cependant comment est-elle accueillie ? Elle est combattue à outrance par nos propres compatriotes et nous en avons un exemple dans la conduite de l'honorable député de Montmorency, qui préfère voir manquer l'opération de peur qu'elle ne fasse quelque bien à l'administration actuelle. Voilà l'idée généreuse et grande qui anime cet honorable monsieur et son parti.
On peut juger par sa critique sur la mesure financière du gouvernement pour accroître le revenu par l'augmentation de la subvention fédérale, qu'il n'ose ouvertement la combattre en principe, mais qu'il n'en désire pas le succès de peur de déplaire à ses amis d'Ottawa. Il parle commeun homme qui est dans les secrets des dieux, sachant d'avance que ceux qui règnent à la capitale fédérale sont opposés au projet, non pas parce qu'il n'est pas juste et raisonnable, mais parce que cette politique vient de notre côté de la Chambre. Sur ce projet, comme sur tous les autres, l'honorable député ne craint pas de sacrifier les intérêts les plus chers de la province plutôt que de déplaire à ses maîtres qu'il sert avec une fidélité servile.
L'honorable député fait tout ce qu'il peut pour déprécier cette mesure qui serait si féconde en bons résultats pour nous si elle réussissait. Il est évident, par la nature de ses remarques, que tout son désir, c’est qu’elle ne soit pas accueillie favorablement. Pourtant, il me semble que sur une question de cette nature, les dissentiments politiques doivent disparaître pour ne faire place qu’à un sentiment unanime, le désir frauc et loyal de voir réussir un projet qui est d’un’si grand intérêt pour notre province.
L'honorable député n’a rien à dire contre une politique qui engouffre des millions au Nord-Ouest ; au contraire il la trouve admirable, mais du moment qu'il s'agit de quelques milliers de piastres pour sa province qui
penes
a si largement contribué pour sa bonne part au développement d'autres provinces de la Puissance, dans la crainte de déplaire à ses amis d'Ottawa, lui et ses amis sont prêts à sacrifier nos intérêts les plus chers.
Sur ce projet de réajustement du subside fédéral, il n'ose attaquer le principe de la question ; tout de même on voit qu'il n’en désire pas le succès. Il tenait un bien autre langage en 1883 lorsque fut présentée une mesure à peu près identique à celle qui a été sdoptée à la conférence. Cette mesure alors était proposée par ses amis politiques ; bien entendu qu'il l’a appuyée non seulement par son vote, mais même par un discours que l’on trouve dans le Hansard de 1883, pages 607, 608, 609, 610, 615, 616, 619, 620, 621.
Cette politique alors avait à ses geux sa raison d’être ; aujourd’hui non seulement il l'attaque, maïs plus encore, il exprime des doutes sur la possibilité de la réaliser. Aujourd’hui il formule des objections et agit comme un homme qui a peur que cette proposition ne soit favorablement accueillie, car ce serait trop de gloire pour ses adversaires.
Il est évident que si tous ses amis sont inspirés par les mêmes sentiments, et s'ils se montrent aussi zélés que lui à déprécier ces deux mesures qui sont de la plus haute importance pour la province de Québec, il est bien certain, dis-je, que nous ne réussirons pas à mener à bonne fin une politique qui devrait avoir l'appui de tous les hommes qui ont à cœur le progrès et l'avancement d'intérêts qu’ils devraient défendre envers et contre tous. C’est sur eux que retombera la responsabilité de l’insuccès, et il faut que leur partialité soit bien profonde et bien incurable pour qu'ils prennent cette grave responsabilité sans trembler et sans rougir.
M. l'Orateur, je crois avoir rempli la tâche que j'avais entreprise, de ne pas laisser sans réponse une seule des critiques de l’honorable député
‘de Montmorency. Je regrette de vous avoir retenu aussi longtemps, mais
j'avais à détruire un échafaudage fallacieux, assez adroitement agencé, il est vrai, mais qui à dû entraîner un bien pénible travail à mon honorable ami, et qu'il tenait tout prêt avant même que j'eusse fait mon exposé budgétaire. Ce n'était donc pas à proprement dire une réfutation de mon discours financier, mais plutôt un ouvrage de longue main, préparé longtemps à l'avance, avec l’intentic:: bien arrêtée de ne rien trouver de bon dans notre administration et redigé dans le but de tromper, pour une fin politique, la Chambre et le pays sur la véritable situation financière. J'ai
nt d’autres is d'Ottawa,
attaquer le sire pas le ésentée une conférence.
en entendu un discours 10, 615, 616,
urd’hui non sur la possiagit comme ent accueil-
êmes sentir ces deux de Québec, à bonne fin ont à cœur e envers et
l’insuccès, rable pour ans rougir.
treprise, de able député emps, mais agencé, il honorable non exposé
ion de mon éparé longaver de bon our une fin icière. J'ai
F RGREN TRE RENESS PRE ESSERRENN PMR Cie
donc dû reprendre tous les fils de cette incidieuse critique, et en exposer la faiblesse ; et qu'avons-nous trouvé? Tout un assemblage de calculs ayant pour point de départ des données absolument fausses en fait. Il m'a fallu remettre de l’ordre dans cette masse de chiffres destinés à cacher la vérité, et pour cela examiner de près cette longue démonstration, remonter aux sources, rétablir la vérité et refaire comme il le fallait tous les calculs erronés de mon honorable ami.
J'ai commencé par établir quels étaient les principes financiers préconisés par le député de Montmorency, quand ses amis étaient au pouvoir, et il m'a suffi de les rapprocher de ses théories présentes pour faire éclater la futilité et l’inanite de ses critiques. On a vu que, tandis que nous n'avons jamais cessé de représenter la situation financière telle qu'elle était, et que nous appliquons aujourd’hui exactement les mêmes règles que lorsque nous étions dans l'opposition, lui n'a cessé d'accommoder ses prétendus principes aux circonstances, aux exigences de son parti, se servant de deux poids et de deux mesures, selon que le gouvernement était composé de ses amis ou de ses adversaires.
J'ai ensuite attaqué directement chacune de ses critiques sur notre administration. Plus juste à son égard qu'il ne l'avait été pour moi, c’est à ses propres paroles, et à ses déclarations publiques, que j'ai répondu, et non, comme il l’a fait, à un langage que je lui aurais prêté et qu'il n'aurait pas tenu. Ainsi, j'ai établi que ses calculs de déficits n'étaient que de méprisables fabrications, qu'il avait été obligé, pour en arriver là, de confondre sciemment les budgets ordinaires et extraordinaires, et que s’il eût observé les mêmes règles qu'il appliquait autrefois aux budgets de ses amis, on serait arrivé à un surplus beaucoup plus considérable que Le surplus réel. J'ai aussi démontré que non-seulement il ne s'était point contenté de peindre la situation au point de vue de la dépense sous les couleurs les plus fausses, mais que dans le but de rendre letableau plus sombre encore, il avait été assez déloyal pour ne pas dire un mot de l'augmentation de $200,000, en chiffres ronds, dans le revenu : augmentation qui était bien audelà du surcroit de la dépense comparée avec 1886 dont il fait un si pompeux étalage. En un mot, j'ai refait avec le plus grand soin tous ses calculs, et les ai corrigés à la lumière des chiffres officiels, et sur chaque point, la Chambre a reçu la preuve que l'honorable député dans toute sa critique n'avait eu qu'un but: l’induire en erreur. J'ai trop de confiance dans l’esprit de justice de la Chambre et des électeurs de cette province, pour croire
fi A
un instant qu'ils se laisseront prendre à d'aussi grossiers subterfuges que ceux auxquels le député de Montmorency a eu recours pour travestir la véritable situation financière et la représenter sous un jour sombre et alarmant, lorsque de fait nous avons réussi, à force de travail, de prudence et
d'activité, à la mettre sur un excellent pied, et à la rendre plus florissante. quejamais. Avec un pareil bilan, nous pouvons attendre avec confiance.
le jugement de la Chambre et de la province.
erfuges que travestir la ibre et alarprudence et
s florissante.
3€ confiance.