‹ La situation financière de la province de Québec en 1889 [microforme]Chapitre 5 sur 29 · RP TA · texte numérisé non relu

RP TA

Subsides aux compagnies de chemins de fer, payables du 1er février au 30 juin 1887... eue sosses sosossssessssss 486,000.00 Faisant en totalité... .… $1,895,205.58

Qu'avions-nous, le 31 janvier 1887, pour faire face à ces $3,788,434.32 de dette flottante ? L’actif mentionné dans l'état suivant, par lequel on constatera qu’il ne restait que $560,280.54 d'actif disponible pour éteindre la dette flottante de $3,788,434.32, c'est-à-dire les montants qui suivent :

Dépôt spécial à la Banque Jacques-Cartier... #100,000.00 Argent en banque, le 31 janvier 1887... ........ isa sais 11,473.10 Propriété affectée au remboursement du coùt de l'école nor-

male Jacques-Cartier... Re RE M RCRAEl ES 138,348.02 Divers prêts et avances... CT ie is 88,271.40 Intérêts dûs par Ontario sur le fonds des écoles... hat nse 100,000.00 Souscription de Moutréal pour le pont de Hull... se 50,000.00

Dùû par Montréal pour expropriations entre Hochelaga et la place Dalhousie.…….. send TAIESRR

Dans l'actif que je viens d'énumérer il y a plusieurs sommes dont la réalisation souffrira quelques difficultés. Ainsi les avances ou argents prêtés à différentes personnes comprennent les items suivants :

Prêt pour grains de semence fait à certaines municipalités de Charlevoix et Chicoutimi.

MAINS ET D ee RIT ete 25,646.40

Prêt à la commission des ere à barrières Fe la rive nord, pour réparer le pont Dorchester....… te PCR 15,000.00 Prêt aux PP. Trappistes..…............ Mrsrsaneiieses RES MÉRTOU 10,000.00 Total... sosssesossss soso *"860:646;40

Je doute fort que nous puissions réaliser le plein montant de ces créances. La commission des chemins à barrières est à peu près dans l’impossibilité de nous rembourser ces $15.009. Je suis sous l'impression que l'avance faite aux PP. de la Trappe est plus une œuvre de bienfaisance

qu'une opération financière. Quant aux $25,646.40 dues par les municipalités de Chicoutimi et Charlevoix, c'est une créance bien exigible, puisqu'elle est constatée par des titres ; mais quand on voit ce qui s'est fait depuis deux ou trois ans avec les créances du fonds d'emprunt municipal, que l’on considère l'ancienneté de cette dette, douze ou quinze ans, je crois, il n’est pas raisonnable d'espérer sérieusement que ces #$25,646.40 reviendront facilement dans le trésor.

Les renseignements que je viens de donner sur plusieurs des articles formant les $560,280.54 d'actif que nous avions à l'encontre de notre dette flottante, montrent assez clairement qu'il serait contraire aux règles les plus élémentaires de la prudence de compter en retirer plus de $400,000.00. Nous nous trouvions donc, pour ce qui regarde la dette flottante et l'actif que nous avons pour la liquider, en face de la situation que voici :

Montant des obligations incontestables formant la dette flot-

tante le 31 janvier 1887... Dis RE ..$3,788,434.52 Montant d’actif réalisable pour éteindre ou liquider cette dette flottante......,......,,,.,... RE 400,000.00

Montant net de la dette flottante le 81 janvier 1887... K3,388,434.82

Outre ces obligations incontestables, il y avait contre le gouvernement une foule de réclamations contestées, mais dont nous devions nous attendre à être obligés de payer une bonne partie; 1l en est que nous avons dû régler, comme celle des $100,000 de la Banque Jacques-Cartier. En tous cas, ces réclamations dont j'ai donné le détail dans mon exposé budgétaire de 1887 (voir Débats de 1887, p. 443), s'élevaient à la somme énorme de $4,534,497.96. |

M. l'Orateur, je donne tous ces détails pour mettre la Chambre bien au courant de la situation ; mais on comprendra facilement que dans l'intérêt méme de la province il est mieux que je n’exprime aueune opinion sur ces réclamations contestées. Tout ce que je puis dire, c’est qu’elles ont été formulées, qu’elles ont été portées devant les tribunaux pour la majeure partie et que si nous sommes condamnés à en payer seulement 80 oo, cela ajoutera $1,366,349.38 au montant des obligations non contestées formant la dette flottante le 81 janvier 1887.

Les relevés et tableaux que je viens de donner sont tous officiels et ne peuvent être mis en doute.

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La situation financière, telle que je l'ai trouvée le 31 janvier 1887, se résumait ainsi :

$19,000 en banque pour rencontrer des obligations immédiates de $71,000, et pardessus le marché, découvert de $25,000 dans nos comptes à la banque de Montréal ;

$1,049,459.98 de paiement à faire dans les trois mois, et pour rencontrer ces échéances, une recette probable de $411,090.49, c'est-à-dire découvert de $638,369.44 du 31 janvier au ler mai ; |

En somme, découvert de plus d’un million entre les paiements à faire et les recettes disponibles du 31 janvier à la fin de l'exercice ;

Dette flottante de près de 4 millions, dont près de la moitié payable dans l’année, et $4,534,497 de réclamations contestées.

Telle était la vraie situation financière au 31 janvier 1887. L'honorable député de Montmorency fait une critique malveillante et perfide de mes calculs quand j'étais dans l'opposition ; je lui réponds en lui mettant sous les yeux l’état précaire dans lequel nos prédécesseurs nous ont laissé les finances. Tout son échafaudage d’hypothèses ne tiendra pas un instant devant cette exposition de faits irréfutables. Qu'on juge maintenant de la valeur des insinuations insidieuses qu’il a lancées sur mon compte dans l'unique but de détruire dans l'esprit public ma réputation d'homme d’affaires et ma compétence en matière de finances.

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