‹ La situation financière de la province de Québec en 1889 [microforme]Chapitre 7 sur 29 · LE SECOND DÉFICIT DE M. DESJARDINS · texte numérisé non relu

LE SECOND DÉFICIT DE M. DESJARDINS

Venons-en maintenant à sa seconde proposition, lorsqu'il affirme que la j'ai imputé des recettes extraordinaires au compte des opérations ordinaires ne ré

de l’année et compté comme dépenses extraordinaires défpaiements impu- 5 tables au budget ordinaire, de manière à dissimuler un déficit réel de : $314,000 au lieu du surplus de $3783,000 qu’il a annoncé.

Ecoutez bien : c’est l'oracle qui parle : 76" “ J'établis comme suit, dit-il, et conformément aux vrais principes de ed la finance, les résultats des opérations de 1887-88 : pal Réveltos de TROT. a ennanbtenenon Mrmenenties $3,738,228.39 de. À déduire pour recettes extraordinaires : l’ad De la province d'Ontario..............,........,... $ 70,000 Des corporations commerciales... 430,000 ——— $500,000.00 Revenu ordinaire réel de 1887-88... .....,,..... $3,238,228.39 DÉPOT ns henri $3,3695,082.36 À ajouter les dépenses spéciales suivantes qui : ne sont en réalité que des dépenses ordinaires : Eccle Normale McGill. ............ 2,500.00 Palais de Justice d'Arthabaska...............,.....…. 6,000.00 Palais de Justice, Montréal... atliteiee 21,422.83 Appareils de chauffage Palais de Justice, nou- VAL DIROTIOES inscrites nee esse utess 6,000.00 Cour de circuit, Kamouraska......,.......... 6,000.00 Ponts en fer dans les municipalités ........,....... 25,000.00 Asile d’aliénés protestant, Montréal... 10,000.00 ] Codification des lois... 45,000.00 dédu Exploration dans Dorchester, Lévis et autres Je cor M anne sai nent ben 10,000.00 faire Départeraent des terres de la Couronne... 55,844.93 de À ecoles Dépenses ordinaires de 1887-88....................... $3.552,800,12 était Revenu ordinaire réel de 1887-88... éspos se ssenès 3,238,228.39 kr a D ren) $514,571.73. 680,00

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Nous sommes en présence. d’un homme quise targue d’avoir trouvé la règle absolue, la mesure de précision dont il faut se servir en pareille circonstance. C’est en vert'i de cette règle absolue—pour lui seul—qu'il réussit à transformer un surplus de $378,196.03 en un déficit de $314,- 571.73.

Il est clair qu’en retranchant des recettes une bagatelle de $500,000 et en ajoutant de l’autre côté aux dépenses ordinaires une somme de $187,- 767.76 qui appartient pourtant légitimement au budget extraordinaire, cette renversante comptabilité doit nécessairement produire, au moins sur le papier, un déficit. Ceci est élémentaire. Ce n’est pas là l'opération d’un grand financier qui possède seul la science innée, mais plutôt d'un évcolier de huitième dont les connaissances ne dépassent pas encore les règles de l'addition et de la soustraction.

Ainsi, sur les arrérages d'intérêt provenant du fonds des écoles communes entre les mains du gouvernement d’Ontario et sur la recette des impôts sur les corporations commerciales, s’élevant ensemble à $658,393.00, ilne m'accorde que $158,393.00 ; tandis que moi je prends $285,197.00 et je verse la balance de $373,196.00 à la caisse sous forme de surplus, c’est-àdire comme devant servir à liquider une certaine somme de dépenses extraordinaires. Toute la différence entre nous deux n’est donc, au fond, que de $126,804.00. En d'autres termes, je déduis des recettes ordinaires, sous forme de surplus, une somme de $373,196.09, tandis que l'honorable député déduit $500,000, soit $126,804.00 de plus que moi. Et pourquoi fait-il cette soustraction ? Purement et simplement pour arriver à son déficit qu’il veut établir à tout prix: c’est-à-dire qu'il convertit un véritable surplus en déficit, parcequ'il est dans l'opposition, assi lestement qu'il transformait, lorsqu'il était ministériel, des déficits en surplus.

En admettant même, pour les fins de la discussion, sa théorie de déduire une somme de $500,900,—principe que je ne puis reconnaitre, car je considère qu'à la lumière des vrais principes de la finance j'ai droit de faire figurer cette somme comme recette ordinaire, —ne serais-je pas en droit de réclamer au moins, sur les arrérages d'intérêt provenant du fonds des écoles communes, $30,000 de plus qu'il ne m'accorde, puisque cette somme était inscrite dans mes prévisions budgétaires comme faisant partie ‘les recettes sur lesquelles je comptais pour solder l’exerci:s 1887-88, et qu'il n'y a pas fait la moindre objection dans le temp: ? Jéduisons donc ces $30,000 des $126,804. Il ne resterait aonc de l’impêt commercial qu'une balance de $96,804 que j'aurais appropriée au-delà de la sorame qu’il m'ac-

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corde. Est-ce que je n'aurais réellement droit au moins au bénéfice de cette modique somme en considération du travail et des frais additionnels que nous a imposés la prompte perception de cvs arrérages? D'ailleurs l'augmentation dans le service d'intérêts dus à leurs obligations que nous avons été obligés de payer, ne me donnait-elle pas le droit d'exiger une égale somme d’arrérages ?

Au reste, tout ceci n'est que pour les fins de la discussion et pour démontrer l’absurdité des prétentions de l'honorable député, car je me considère pleinement dans mon droit de porter dans les recettes ordinaires les sommes provenant de ces deux sources, pour la bonne raison que si ces arrérages avaient été perçus en temps et lieu, la somme des obligations que nous ont léguées nos prédécesseurs eût été moindre, voilà tout.

Nous nous chicanons sur des définitions oiseuses, car le résultat est le même, quelle que soit la méthode qu’on adopte, comme je le démontrerai davantage dans un instant. Avant de complèter cette preuve, il convient de disposer de l’objection soulevée par mon honorable ami au sujet de la somme de $187,767.76 qu'il persiste à considérer comme dépenses ordinaires. Examinons chacun des articles de cette addition qu'il enlève si lestement des dépenses extraordinaires pour la porter au budget ordinaire.

Parmi ces dépenses figurent les suivantes :

Agrandissement du palais de justice à Montréal... $21,423.03 Ponts en fer dans les municipalités... 25,000.00 Explorations dans Dorchester, ete... ............ 10,000.00

$56,423.03 Cette somme ne peut figurer comme dépense ordinaire, puisqu'elle forme partie des ifems que devait couvrir l'emprunt autorisé en 1887. Si l'honorable député persiste à mettre cette somme aux dépenses ordinaires, il devra porter une égale somme du produit de l'emprunt aux recettes ordinaires.

Asile d'aliénés protestants... $10,000

Ceci n'est pas une dépense du tout, mais une avance à être remboursée pur le produit de la ferme Leduc, et, de fait, déjà en partie remboursée.

Oodification des 101844, coco ess dfhasvene ocoée $45,000

Voilà, certes, une dépense exceptionnelle et qui ne revient ::5 ‘ous les ans. Il faut donc l’éliminer des dépenses ordinaires.

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